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Le calcium dans l’alimentation du cheval

Le calcium est un élément incontournable de l’alimentation des chevaux. Quelles sont ses fonctions et comment savoir si ses apports sont bons pour mon cheval ? Mila Moka vous explique les secrets du calcium.

L’importance du calcium et du phosphore dans l’alimentation équine

Le calcium est un macroélément, c’est-à-dire que les besoins du cheval en calcium se mesurent en gramme par jour, contrairement aux oligoéléments dont les besoins s’expriment en milligramme par jour (exemple du cuivre ou du zinc). Il est indispensable à l’organisme et a de nombreuses fonctions métaboliques. C’est un élément constitutif du squelette puisqu’il est stocké à 99% dans les os. Le calcium se retrouve également dans les cellules et dans le sang. C’est le minéral le plus représenté dans l’organisme puisqu’un cheval de 500 kg contient 7,5 kg de calcium.

Ses fonctions dans l’organisme

Le calcium est bien connu pour être un élément indissociable de la croissance et de la bonne santé des os. Mais le calcium a bien d’autres fonctions telle que la contraction musculaire. Il est aussi indissociable de l’influx nerveux, de la division cellulaire et de la coagulation du sang. Même si il est fortement stocké dans les os, les besoins du cheval sont quotidiens et il doit être apporté par son alimentation. L’organisme du cheval régule le stockage et le déstockage du calcium osseux grâce à son système hormonale et à la vitamine D.

Les besoins en calcium du cheval

Lorsqu’un cheval consomme du fourrage de qualité à volonté, ses besoins en calcium sont couverts. En effet les fourrages (foin ou herbe sur pied) sont généralement très bien pourvus en calcium. Par exemple, un foin de prairie de plaine apporte 40 à 60 g de calcium par jour alors que les besoins d’un cheval varient de 15 à 40 g par jour (selon le stade physiologique et le poids du cheval). On peut néanmoins rencontrer des rations déficitaires en calcium quand l’apport du fourrage est insuffisant et l’apport en céréale trop important. De plus les rations riches en céréales amplifient le phénomène de carence en calcium en apportant du phosphore en excès. Cet excès induit un rapport phospho-calcique (Ca/P) défavorable lorsqu’il passe en dessous de 1,5 car le phosphore en excès diminue l’absorption du calcium, ce qui peut entrainer des problèmes de calcification des os chez le jeune cheval ou de décalcification chez le cheval adulte. Ainsi il est plus pertinent de contrôler le rapport phosphocalcique de la ration plutôt que la teneur en calcium de cette dernière. Un cheval doit recevoir une ration avec un rapport Ca/P d’au moins 1,5 pour un cheval à faibles besoins (cheval adulte) ou d’au moins 1,8 pour un cheval à forts besoins (poulinières ou poulains en croissance).

Quelles sont les risques de carence ou d’excès de calcium ?

Bien que rare les carences alimentaires en calcium pouvant causer de l’hypocalcémie sont généralement liées à des consommations de plantes toxiques, des excès en phosphore ou des problèmes gastro-intestinaux. L’hypocalcémie se traduit par un abattement général, des hypocalcémies de lactation, du rachitisme chez le poulain avec déformation osseuse.

Les excès de calcium « toxiques » sont là aussi très rare, le seuil de toxicité est au-delà de 5 fois la dose recommandée (environs 250g par jour). L’hypercalcémie est plus souvent provoquée par l’ingestion de plantes toxiques ou par un excès de vitamine D (provoqué par une injection ou par consommation) ce qui entraine une mobilisation massive du calcium stocké dans les os. Une hypercalcémie se traduit par une perte d’appétit, des problèmes locomoteurs ou des insuffisances rénales.

Les sources de calcium

Le calcium dans l’alimentation du cheval est rarement limitant. Les fourrages sont bien pourvus en calcium, particulièrement les légumineuses. Par exemple, la luzerne est 2 fois plus riche en calcium qu’un foin de graminées. On retrouve souvent le calcium dans les aliments industriels à travers l’utilisation du le carbonate de calcium ou du lithothamne.  L’absorption du calcium à travers la paroi intestinale varie en fonction des sources de calcium et de l’âge du cheval. Par exemple un poulain absorbera 20% de calcium en plus qu’un cheval adulte. Le calcium d’origine végétale est moins absorbable que le calcium d’origine minéral.

 

Le calcium est donc un élément extrêmement présent dans l’alimentation et dans l’organisme du cheval puisqu’il contribue à de nombreux biomécanismes. Ses carences ainsi que ses excès toxiques sont rares. D’un point de vue calcul de ration, il est plus important de maîtriser le rapport Ca/P que la teneur en calcium globale de la ration.

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