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Le poids et la note d’état corporel du cheval : variations normales VS changements inquiétants

Marquis

Le poids et la note d’état corporel (NEC) sont des indicateurs indissociables et précieux, reflets de l’équilibre entre ce que l’équidé consomme et ce qu’il dépense, mais aussi de son état de santé. L’estimation de ces paramètres permet d’ajuster son alimentation en fonction de ses besoins et de prodiguer des soins adaptés.

Dans cet article, vous découvrirez ce qui influence le poids et la note d’état corporel, afin de distinguer les fluctuations normales des déséquilibres dangereux, et d’adopter les bons réflexes de surveillance.

Quels outils pour suivre l’état corporel de votre cheval ?

La bascule reste la référence pour déterminer le poids de son équidé, mais elle n’est accessible que dans certaines structures spécialisées. Il existe aussi des balances portatives que certains nutritionnistes peuvent utiliser lors de bilans nutritionnels réalisés en présentiel. Plus accessible à tous, la technique du mètre ruban offre une estimation du poids. Plusieurs méthodes existent :

    • La méthode directe, où le ruban est gradué en kilogrammes et permet de relever immédiatement le poids de l’équidé,
    • La méthode par calcul, basée sur des formules qui tiennent compte du tour de poitrail (en cm), de la hauteur au garrot (en cm) et/ou de la longueur du corps (en cm). La longueur du corps peut être mesurée de la pointe de l’épaule à la tubérosité ischiatique (pointe de la fesse), ou de la pointe de l’épaule au grand trochanter.

Même si la technique du ruban donne des valeurs significativement différentes de celles obtenues avec la bascule (Wagner et Tyler, 2011), elle permet de suivre les variations de façon cohérente lorsque les mesures sont répétées régulièrement.

Au-delà du poids, l’évaluation de l’état corporel avec la NEC est essentielle. Cette méthode consiste à observer et palper différentes zones stratégiques de l’équidé, encolure, garrot, épaule, côtes, croupe, pour attribuer un score de 1 (très maigre) à 5 (obèse) selon le système français, ou de 1 à 9 selon le système américain (Henneke et al., 1983). La note permet de quantifier (de manière subjective) la quantité de dépôts adipeux sur les zones sujettes à l’accumulation. Plusieurs autres paramètres peuvent compléter la NEC, comme le score de chignon ou le rapport circonférence thoracique/hauteur au garrot, afin de préciser l’adiposité du cou et l’adiposité globale (Carter et al., 2009 ; Jensen et al., 2016).

Enfin, un outil simple et souvent négligé consiste à photographier régulièrement son cheval toujours sous le même angle. Cela permet de mettre en évidence les évolutions progressives que l’œil ne perçoit pas toujours au quotidien.

Ces trois données (poids, NEC, photos), relevées de manière mensuelle, assurent un suivi complet et permettent de garder la maîtrise de la situation. Il est important de les combiner, et non de se fier uniquement à son œil, car plusieurs études ont montré que les propriétaires sous-estiment fréquemment l’état corporel de leur équidé, en particulier l’importance des dépôts graisseux (Stephenson et Freeman, 2011 ; Wyse et al., 2008).

L’état corporel de votre cheval n’est pas censé être figé

Il faut accepter que le poids et la note d’état corporel d’un équidé ne soit jamais parfaitement stable. Comme chez de nombreuses espèces, il existe des cycles, des variations, des prises et des pertes naturelles.

Chez les équidés à l’état naturel, les fluctuations s’expliquent en grande partie par l’environnement dans lequel ils évoluent, qui est lui-même fonction des saisons, et de ce qu’elles impliquent sur les conditions climatiques et les ressources alimentaires. L’organisme des équidés sauvages, façonné par des milliers d’années d’évolution, s’est adapté à des périodes d’abondance et de restriction. Les chevaux de Przewalski vivant dans des environnements semi-naturels montrent un pic de poids en automne et un minimum au printemps (Scheibe et Streich, 2003), en lien avec la quantité et la qualité de l’énergie ingérée (Kuntz et al., 2006) mais aussi avec la dépense énergétique liée à la saison ; plus faible aux saisons froides et plus élevée au printemps lorsque la recherche alimentaire reprend (Arnold et al., 2006). Il y a certains stades physiologiques pour lesquels les besoins augmentent considérablement, comme la gestation et la lactation. Si la nourriture n’est pas limitée et que la qualité du fourrage est bonne (donc que les besoins peuvent être couverts), la gestation et la lactation n’ont pas d’effets négatifs notables sur l’état corporel des juments (Souris et al., 2007 ; Brabender et al., 2016). Il est même admis que le poids doit augmenter lors de la gestation (+13 à 14 % entre le début et la fin de la gestation), compte tenu du poids du poulain, du placenta, du liquide amniotique et des réserves pour mener à bien le poulinage et la lactation (Lawrence, 2009). En revanche, dans les habitats où la nourriture est limitée ou de mauvaise qualité, les juments allaitantes présentent une NEC significativement plus basse que les étalons et les femelles non allaitantes (Rudman et Keiper, 1991).

Chez les chevaux domestiqués, les variations saisonnières prennent une signification différente. Elles ne sont plus directement dictées par la disponibilité des ressources, puisque l’alimentation distribuée reste globalement constante au fil de l’année. Les fluctuations observées semblent davantage liées à des facteurs associés à la saison, comme l’intensité du travail sportif, la reproduction (Takahashi et Takahashi, 2017) ou encore les conditions climatiques (Dugdale et al., 2011 ; Brinkmann et al., 2012 ; Brinkmann et al., 2014), plutôt qu’à une restriction alimentaire par manque de ressources. La température, la photopériode, voire la présence d’insectes, sont aussi suspectées d’influencer l’état corporel des équidés domestiqués (Brabender et al., 2016), mais leur rôle exact demande encore à être précisé. Par ailleurs, nous pensons que le degré de domestication modifie profondément l’expression de ces variations saisonnières. Un équidé vivant majoritairement en box, sortant quelques heures par jour et protégé par une couverture en hiver, ne subira probablement pas les mêmes fluctuations d’état corporel qu’un poney rustique vivant au pré toute l’année, même si tous les deux bénéficient d’un accès constant à la nourriture. Selon le mode de vie et les conditions de gestion, la saisonnalité de l’état corporel peut être atténuée, voire complètement gommée. Ici encore, des recherches complémentaires sont nécessaires.

Quoi qu’il en soit, ces éléments rappellent que les variations modérées d’état corporel chez les équidés ne sont pas un problème, mais plutôt l’expression d’une physiologie modulée par l’environnement. Le tout est de savoir reconnaitre ces variations modérées. Pour cela, pas de secret, il faut observer et de connaitre son équidé.

À partir de quand faut-il être alerté de l’état corporel de votre cheval ?

Un état corporel jugé « moyen à bon » est considéré comme optimal pour les équidés, quel que soit leur mode de vie. Ci-dessous, vous trouverez les conséquences néfastes que peuvent engendrer le surpoids chronique et l’état corporel trop faible.

Mon cheval reste gros toute l’année

La dynamique de variation d’état corporel peut être bouleversée par la vie domestique. Des auteurs suggèrent qu’un accès à une alimentation de qualité constante ad libitum, un hébergement et une activité physique réduite, et ce, toute l’année, peuvent atténuer la tendance naturelle des équidés à perdre du poids en hiver (Dugdale et al., 2011). Cela peut ainsi favoriser une augmentation progressive de la masse corporelle d’année en année, conduisant au surpoids chronique voire à l’obésité. Il a d’ailleurs été montré que les équidés obèses ne montraient plus de variations saisonnières (Giles et al., 2014).

Lorsqu’un équidé reste trop gros toute l’année, ses cellules graisseuses (adipocytes) continuent de se remplir sans jamais se vider. Ces adipocytes ne sont pas de simples « réservoirs » : ils stockent l’énergie sous forme de triglycérides, mais sécrètent aussi des hormones et des médiateurs appelés adipokines, qui influencent le métabolisme, la régulation de l’insuline et l’inflammation. Au fur et à mesure que ces cellules grossissent, leur fonctionnement se dérègle, et un cercle vicieux s’installe : les tissus deviennent moins sensibles à l’insuline, le glucose est mal utilisé, et l’énergie en excès est dirigée vers un stockage toujours plus important. Cette situation crée un terrain favorable à des maladies métaboliques graves, parmi lesquelles la fourbure, l’hyperlipémie, le syndrome métabolique équin, sont largement décrites, mais aussi des lipomes pouvant être à l’origine de coliques digestives, des troubles articulaires et une baisse générale des performances, tant sportives que reproductrices (Akinniyi et al., 2023). L’obésité semble aussi contribuer à l’inflammation chronique de bas grade (appelée inflamm-aging) très fréquemment retrouvée chez les chevaux vieillissants (Adams et al., 2009).

Plusieurs facteurs peuvent prédisposer un cheval à rester en surpoids :

    • La génétique : les poneys ou les chevaux de races rustiques sont naturellement plus enclins à stocker les graisses (Geor, 2008 ; Robin et al., 2014),
    • L’alimentation et l’exercice : un apport calorique trop élevé associé à une activité physique trop faible favorise l’accumulation progressive des réserves (Giles et al., 2014),
    • Le vieillissement : avec l’âge, le métabolisme ralentit, la sensibilité à l’insuline et l’activité physique diminuent ce qui peut augmenter le risque de surpoids chronique (Ireland et al., 2012).

Mon cheval perd anormalement de l’état

La perte d’état corporel devient préoccupante lorsqu’elle est excessive, prolongée, ou survient malgré des conditions favorables à la prise de masse corporelle. Un équidé perdant trop d’état voit ses réserves adipeuses et musculaires s’épuiser, entraînant des conséquences métaboliques et physiologiques significatives. Les conséquences d’un état trop faible sont moins documentées que celles liées au surpoids. Il semblerait tout de même que la perte d’état extrême provoque une baisse de la forme physique, une altération de la fertilité, et une augmentation de la vulnérabilité aux infections opportunistes, notamment respiratoires et digestives. Plusieurs facteurs peuvent expliquer une perte excessive d’état :

    • Les problèmes de santé : parasitoses, maladies dentaires, ulcères et dysbioses au niveau digestifs, infections chroniques, qui limitent l’ingestion ou l’assimilation des nutriments (Taylor, 1997),
    • L’alimentation insuffisante : ration calorique insuffisante, accès limité à la nourriture dans des groupes hiérarchisés, surpopulation ou ressources restreintes dans le pâturage,
    • L’alimentation inadaptée : ration mal équilibrée en nutriments, excès d’amidon ou de sucres chez un cheval intolérant, ou forme alimentaire difficile à mastiquer,
    • Le stress chronique : conditions climatiques extrêmes, transports fréquents, traitement médicamenteux journalier ou changements réguliers de parcelle,
    • Le vieillissement : troubles digestifs et dentaires, absorption réduite des nutriments, diminution de l’appétit et de l’activité physique, etc. (Dickinson et Lori, 2002).

Il est important de distinguer la perte d’état pathologique des changements normaux de conformation. Par exemple, une jument gestante ou allaitante peut présenter un ventre volumineux ou une modification de la musculature sans perte préoccupante de réserves. De même, un cheval sportif peut sembler « sec » pendant les périodes d’entraînement intense, car l’énergie est mobilisée pour le développement musculaire plutôt que pour les réserves adipeuses.

Comment aider mon cheval en surpoids chronique ou trop maigre avec Mila Moka ?

Vous trouverez ci-dessous la figure 1 récapitulant les considérations générales et les points de vigilance qu’il ne faut pas négliger pour un équidé en surpoids et un équidé qui est dans un état corporel trop faible.

Néanmoins, chaque équidé est unique, la perte ou la prise d’état ne répond jamais à une règle universelle. Pour certains, un accompagnement personnalisé peut s’avérer nécessaire. C’est pourquoi nous proposons un audit nutritionnel personnalisé qui prend en compte l’ensemble des facteurs qui peuvent influencer l’état corporel (prédisposition individuelle, stade physiologique, activité, santé, environnement, nutrition). Au-delà d’un simple calcul de ration, notre démarche repose sur un suivi global et évolutif, permettant d’adapter progressivement la stratégie nutritionnelle en fonction des résultats observés.

En résumé : le poids et la note d’état corporel du cheval

Le poids et la NEC d’un équidé ne sont pas des chiffres immuables. Ils peuvent varier de manière modérée et c’est normal. Ces fluctuations sont même une preuve de bonne adaptation à l’environnement. Certains stades physiologiques comme la reproduction ou la croissance, ou bien l’activité physique, sont aussi associés à des changements d’état corporel. L’importance est de monitorer ces variations (relevés de poids, relevés de NEC et prises de photos régulières ou relevés de poids et de NEC, ainsi que des prises de photos régulières), et de s’alerter lorsque le surpoids est chronique ou lorsque la perte d’état est trop prononcée et/ou inexpliquée. En effet, dans ces deux cas, c’est l’expression d’un déséquilibre ou d’une maladie qu’il convient d’identifier et de corriger rapidement à l’aide de professionnels.

Références

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A propos de Marylou Baraille

Chargée d'affaires en nutrition équine chez Mila Moka | Ingénieure agronome spécialisée en production animale (Institut Agro Dijon) & Docteure en nutrition équine (Université de Bourgogne)

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