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Les ulcères gastriques chez le cheval

Cheval Ulcére

L’ulcère gastrique est une pathologie courante chez les chevaux qui peut affecter leur santé générale, leur comportement et leurs performances. Ces ulcères peuvent être source de préoccupation pour les propriétaires et les soigneurs équins ; et en comprendre les signes, les causes et les traitements, est crucial pour assurer le bien-être du cheval.

Qu’est-ce qu’un ulcère chez le cheval ?

Un ulcère chez le cheval est la manifestation d’une lésion ou d’une érosion dans la muqueuse de l’estomac ou de l’intestin. Ces affections sont plus courantes qu’on ne le pense et peuvent toucher tous les types de chevaux.

Ils peuvent être déclenchés par divers facteurs et leur prévalence varie selon l’activité du cheval, augmentant avec l’intensité de l’effort demandé aux chevaux : elle serait de 50% chez les chevaux de CSO, 70 % chez les chevaux d’endurance, et pourrait atteindre les 100% chez les jeunes Pur-Sang de course à l’entrainement. 

L’estomac du cheval : comment ça marche ? 

Afin de bien comprendre cette pathologie et sa prise en charge, une connaissance de l’anatomie et de la physiologie de l’estomac du cheval est indispensable.
Commençons par l’estomac où les aliments vont pénétrer par une voie qui s’appelle le cardia, et qui donnera accès à deux parties (cf figure 1) : 

  • La partie squameuse qui est très sensible à l’acidité. 
  • La partie glandulaire qui est le fond de l’estomac. C’est elle qui produit de l’acide chlorhydrique de manière continue (jusqu’à 30L par jour!), de la pepsine, de l’eau et des électrolyses. Elle est recouverte d’une couche épaisse de mucus afin de se protéger de l’acidité.

Ces deux parties sont séparées par la margo plicatus

Estomac d'un cheval vu par gastroscopie
Figure 1 : Estomac d'un cheval vu par gastroscopie ©Clinique Vétérinaire d'Urt

Ensuite, la sortie de l’estomac se fait par le pylore qui ouvre sur le duodénum qui va constituer la première partie de l’intestin grêle par où transiteront les aliments digérés.

Il faut savoir que plus on descend dans l’estomac, plus le pH est acide : on passe d’un pH à 6-7 à un pH de 1 ! Et la partie glandulaire est la seule à pouvoir être au contact de manière répétée à cette acidité grâce à la couche de mucus qui la protège. 

Ensuite, il est important de comprendre que l’estomac du cheval est très petit par rapport à son gabarit : il fait entre 7 et 10L et ne peut que faiblement se distendre.

Cette physiologie propre au cheval aura donc des conséquences sur la façon dont il faudra le nourrir :  

  • Le cheval a besoin de manger régulièrement et ne peut pas se contenter de “gros” repas. Rappelons qu’un cheval au pré dédie 16 à 18h par jour à son alimentation.
  • Le cheval a besoin de produire beaucoup de salive qui va apporter les bicarbonates nécessaires afin de tamponner l’acidité de l’estomac : le cheval doit donc manger le plus souvent possible afin de pouvoir produire cette salive.

Quelles sont les causes des ulcères chez le cheval ?

Les principales causes d’apparition des ulcères gastriques chez le cheval sont liées à l’alimentation, à la gestion du stress et au mode d'entraînement.

L'alimentation du cheval

Les concentrés et les céréales :

Une alimentation du cheval trop riche en amidon (céréales) ou sucre soluble (par exemple mélasse) couplée à un faible apport de fourrage sont des facteurs de risque. La littérature recommande de ne pas dépasser un apport de 1 g d'amidon par kg de poids vif par repas. Et de ne pas dépasser 2g d’amidon par kg de poids vif par cheval et par jour. L’excès d’amidon a montré son impact sur l’apparition des ulcères sur la muqueuse non glandulaire de l’estomac.
De plus, une alimentation riche en céréales et pauvre en fibres s'accompagnent d’une faible production de salive par le cheval : l’ingestion d’1kg de foin conduit à la production de 6L de salive contre seulement 2L pour 1kg de concentré ; ce qui favorise l’acidité gastrique et donc, prédispose à l’apparition des ulcères.

L’absence de fourrage mis à disposition du cheval pendant une durée excédant 3 heures favorise l’apparition des ulcères.

Comme le gros intestin, l’estomac du cheval contient une population bactérienne (Streptococcus, lactobacillus…). Lorsque les aliments riches en amidon ou en sucre arrivent en masse dans l’estomac, la microflore gastrique fermente ces sucres en AGV (acide gras volatil). Ces AGV produits en grand nombre, acidifient les cellules de la muqueuse non glandulaire et inhibent le transport du sodium ce qui conduit à la destruction des cellules de cette muqueuse. A ce phénomène s’associe également la production d’acide lactique indésirable qui affecte la perméabilité de la muqueuse non glandulaire.

Une alimentation riche en céréale et pauvre en fibre sont des rations pauvres en calcium (tampon naturel) et s'accompagnent d’une faible production de salive par le cheval ce qui permet en temps normal de tamponner le pH de l’estomac pour le stabiliser.

Les électrolytes

L’administration d’électrolyte en pâte en seringue ou sous forme de solution hypertonique a montré des effets significatifs sur l’augmentation de l’apparition des ulcères gastriques chez des chevaux d'endurance lorsqu'ils étaient distribués seuls. Les impacts négatifs sur les muqueuses gastriques étaient diminués lorsqu’ils étaient administrés dans l'alimentation ou dilués dans l’eau d’abreuvement.

L’eau :

Un accès restreint à l’eau, notamment lorsque les chevaux sont mis au paddock la journée, est un facteur favorisant l’apparition d'ulcères sur toutes les parties de l’estomac. L’eau étant le premier constituant de la salive et ayant un pH à 7, elle permet de remonter le pH gastrique.

La qualité des fourrages

Lorsque l’on a un cheval sujet aux ulcères, le choix du fourrage et sa quantité distribuée doit être un point de vigilance afin d’améliorer la santé du cheval. Un accès en permanence au à du foin ou de l’herbe permet une production de salive constante qui vient réguler le pH gastrique. Lorsque le cheval passe plus de 3 heures sans consommer de fourrage et que cette situation se répète, on peut voir apparaître les premiers signes d’ulcère. Des études ont montré que plus le fourrage est riche en protéine ou en calcium, meilleur est son effet tampon pour maîtriser l’acidité gastrique. Le foin de luzerne a donc un meilleur effet tampon que du foin de prairie par exemple, ce dernier étant meilleur que de la paille.

L'exercice physique et son intensité :

Il a été montré que des chevaux pratiquant une activité de loisir étaient moins sujets aux ulcères que des chevaux de sport, ces derniers étant également moins sujets que des chevaux de course. Chez les chevaux de course, il est suggéré que la contraction de l’estomac durant l'exercice physique entraîne une remontée des fluides acides sur les parois de la muqueuse non glandulaire, entraînant une inflammation. Ce phénomène est accentué lorsque le cheval reçoit une alimentation riche en amidon avant l’exercice physique et il est également aggravé avec l’augmentation de la vitesse des allures.

  • Le stress lié par exemple au sevrage, au transport, à la mise en box, ou au changement d'environnement : Le stress émotionnel ou physique peut être un déclencheur majeur d'ulcères chez les chevaux.
  • Des parasites de l'estomac qui agressent la muqueuse et la fragilisent : c’est le cas des gastérophiles  Des anti-inflammatoires administrés à forte dose et sur le long terme : ces derniers vont bloquer les prostaglandines qui aident à la production de mucus de la partie glandulaire et vont donc enlever le mécanisme de protection contre l’acidité.
  •  
  • Le nombre de personnes interagissant avec le cheval : une étude récente a montré qu’au plus il y a de personnes qui s’occupent d‘un cheval, au plus celui-ci génère de stress et donc a plus de chance de développer des ulcères gastriques. 
  • Un défaut de vidange gastrique de l’estomac du cheval.

Ces différents facteurs peuvent contribuer à l'apparition des ulcères chez les chevaux, soulignant l'importance d'une alimentation équilibrée, d'une gestion attentive du stress du cheval et d'une surveillance vétérinaire pour la prévention et le traitement de ces affections.

Quels sont les symptômes des ulcères gastriques chez le cheval ?

Les ulcères gastriques chez les chevaux sont souvent associés à des signes cliniques associés à la douleur.Bien que certains symptômes puissent ne pas être évidents au départ, plusieurs signes caractéristiques sont mis en avant comme étant des “indicateurs” de la présence d'ulcères chez un cheval : 

  1. Signes de coliques, principalement après les repas : les ulcères gastriques peuvent provoquer des épisodes de coliques, en particulier après les repas, en raison de l'inconfort digestif ressenti par le cheval. Généralement, les coliques sont de faible intensité : on parle de colique “sourde”. 
  2. Grincement de dents (bruxisme) : le grincement de dents, observable chez certains chevaux, est souvent associé à des douleurs stomacales causées par les ulcères.
  3. Baisse de l'état général avec amaigrissement et poil en mauvais état : les ulcères peuvent entraîner une perte d'appétit et des difficultés à maintenir un poids corporel sain, conduisant à un état général affaibli et à un pelage terne.
  4. Appétit capricieux ou diminué : les chevaux atteints d'ulcères peuvent présenter des variations dans leur appétit, montrant parfois un désintérêt pour la nourriture ou des préférences alimentaires changeantes. Il arrive parfois que les chevaux boudent totalement leur ration de granulés. 
  5. Bâillements lors des repas : les chevaux avec des ulcères peuvent bâiller fréquemment pendant ou après les repas, exprimant ainsi leur inconfort digestif.
  6. Fatigue importante: les ulcères gastriques peuvent causer une fatigue accrue chez les chevaux, affectant leur énergie et leur vitalité habituelles.
  7. Baisse des performances avec intolérance à l'effort : les chevaux souffrant d'ulcères peuvent présenter une réduction de leurs performances physiques et une intolérance à l'effort, montrant un déclin dans leurs capacités athlétiques habituelles. Les chevaux atteint d’ulcères peuvent montrer des difficultés à engager les postérieurs, et être réticents à la jambe. 
  8. Ramollissement des crottins : les ulcères peuvent également affecter la qualité des excréments, conduisant parfois à un ramollissement des crottins.
  9. Agressivité au pansage et au sanglage 
  10. Urticaire : en médecine humaine, il a été montré que des patients atteint de la maladie de Crohn présentent des lésions du tube digestif qui seraient en lien avec l’apparition d’eczema. Le même schéma se reproduirait chez le cheval lors d’ulcères gastriques.
  11. Dorsalgie : en effet, lors d’ulcères gastriques le cheval n’arrive pas à contracter correctement sa ceinture abdominale à cause des douleurs provenant de l’estomac. Ainsi le cheval n’arrive pas à tendre sa ligne du dos et manque de musculature.

Comment les ulcères gastriques sont-ils diagnostiqués ?

Le diagnostic des ulcères gastriques ne peut se faire que par gastroscopie. Cet examen consiste à introduire sous sédation une caméra dans l’estomac du cheval afin de pouvoir y visualiser les différentes parties et mettre en évidence les ulcères. Les ulcères sont ensuite classés en deux catégories : 

  • Les ulcères de la partie non glandulaire classés en 4 grades selon leur gravité 
  • Les ulcères de la partie glandulaire (figure 2). 
Estomac d'un cheval vu par gastroscopie
Figure 2 : Fond de l'estomac vu par gastroscopie. Les flèches rouges montrent des ulcères de la muqueuse glandulaire. ©Clinique Vétérinaire d’Urt

Il est important de distinguer ces deux types d’ulcères car leur prise en charge médicamenteuse ne sera pas complètement identique. Les ulcères de la muqueuse glandulaire peuvent être très longs à cicatriser et représentent un vrai challenge dans leur prise en charge. 

Aucun autre examen complémentaire ne permet de mettre en évidence les ulcères gastriques. Les prises de sang ne sont pas significatives. De même, les signes cliniques seuls ne sont pas fiables à 100% afin de poser un diagnostic de certitude : une étude récente menée par l’université vétérinaire de Liège a tenté de faire le lien entre la présence de ces symptômes et la présence ou non d'ulcères gastriques chez des chevaux de sport. L’étude a été menée sur 63 chevaux, 51 avaient des ulcères et 12 ne présentaient pas d’ulcères après gastroscopie.  Chez les chevaux qui présentaient des ulcères : 23% étaient de grades 1, 46% de grade 2, 18% de grade 3 et 13% de grade 4.  Les résultats de l’étude sont les suivants:  

Signes cliniques Chevaux avec ulcères  Chevaux sans ulcères
Réaction au sanglage

86%

75%

Perte de poids 

45%

42%

Diarrhée

32%

67%

Mauvais état général

27%

33%

Stéréotypie

30%

17%

Diminution de la performance

27%

25%

Grincement des dents

14%

33%

Coliques

9%

58%

Vous l’aurez bien compris : la gastroscopie est indispensable au diagnostic des ulcères gastriques !
(source: Quel cheval candidat à une gastroscopie dans une écurie ? Marion Flamion et al. ) 

Au regard de ces résultats, l’étude conclut que la présence de signes cliniques n’est pas une source fiable pour diagnostiquer les ulcères gastriques. Mais également que l’absence de signe clinique ne permet pas non plus d’exclure la présence d'ulcères puisque dans l’étude 7 chevaux ne présentant aucun signe clinique, avaient finalement des ulcères après vérification par gastroscopie.

Enfin l’élément le plus important à retenir de cette étude c’est que le seul moyen fiable pour savoir si son cheval à ou non un ulcère gastrique c’est de réaliser une gastroscopie. Une consultation vétérinaire est donc recommandée pour un diagnostic précis en cas de suspicion d'ulcères chez un cheval.
(source: Quel cheval candidat à une gastroscopie dans une écurie? Marion Flamion et al. )

Quels traitements sont disponibles pour les ulcères chez le cheval ?

Le traitement des ulcères gastriques vise à améliorer le confort gastrique du cheval et à stimuler la guérison en prévenant les complications et les récidives. Il doit également préserver l'équilibre de la flore gastrique. Cela passe par plusieurs volets :  

  • Les traitements médicamenteux :

    Les inhibiteurs de la pompe à protons, comme l'oméprazole, sont le traitement de choix des ulcères gastriques. Ils vont permettre de réduire l'acidité de l'estomac. Ils doivent impérativement être donnés 1h avant l’administration de la ration du matin afin d’être efficaces. La durée du traitement et la dose à administrer vont varier selon si on est face à des ulcères de la muqueuse squameuse ou glandulaire. Lors d’ulcères de la la muqueuse glandulaire, les inhibiteurs de la pompe à proton sont insuffisants lorsqu’ils sont utilisés seuls. Il convient donc d’ajouter du sucralfate qui va absorber le pepsinogène et les acides biliaires et former un gel qui va “s’accrocher” aux ulcères pendant 6h. Attention cette molécule est inutile lors d’ulcères de la partie non glandulaire.

    Des antis acides peuvent également être utilisés afin d’avoir un soulagement immédiat des douleurs provoquées par les ulcères, cependant ils ne sont pas efficaces pour la cicatrisation de ces derniers. 
  • Les traitements hygiéniques :

    Cette partie du traitement est indispensable à mettre en place en plus de la partie médicamenteuse afin de garantir la guérison du cheval et surtout d’éviter les rechutes. Cela passe par :
  • Une gestion de l’alimentation

    Il faut fournir une alimentation la plus riche possible en fibre (foin ou herbe) et diminuer autant que faire ce peu la quantité d’aliment concentré dans la ration. On essaiera de mettre à disposition du cheval du fourrage en permanence afin d’augmenter le temps d’ingestion et de réduire les périodes de jeun. L’augmentation du temps d’ingestion du fourrage peut être réalisée en plaçant le fourrage dans des filets à petite mail (ce qui limite le gaspillage par la même occasion). Choisir un aliment présentant un bon profil d’équilibre amidon, matière grasse et cellulose, qui sont les 3 principales sources d’énergie valorisable par le cheval.
  • Gestion du stress

    Nourrir le cheval ulcéreux en premier, mettre le cheval le plus possible au paddock avec ses congénères... 
  • Proposer de l’eau propre et de bonne qualité à volonté.

  • S’assurer de la santé buccale du cheval

    En effet la digestion commence dans la bouche ! Ainsi, une dentition en bonne santé assure une mastication correcte qui permet de produire la quantité de salive requise. Des soins dentaires sont ainsi à prévoir à minima tous les ans chez les chevaux à risque. 

L’utilisation de compléments alimentaires :

Pour aider votre cheval, Mila Moka a conçu le Flor’Biotik qui va fonctionner de 2 manières différentes sur la prévention et la régulation des ulcères. Le Flor’Biotik contient :
  • Des substances tampons tels que de l’argile, du lithothamne (algue calcifiée) qui vont permettre de limiter la baisse du pH lors de la distribution d’un aliment.
  • Des probiotiques, levures vivantes qui préservent la stabilité du microbiote gastrique et limitent la baisse du pH dans l’estomac notamment en rendant les grains d’amidon moins fermentescibles par les bactéries produisant des AGV.

FLOR’BIOTIK 1,4 kg

22 avis
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Confort digestif et gastrique

Le FLOR’BIOTIK est un mélange de pré et probiotiques qui assure à votre cheval ou poney bien-être digestif et intestinal. Il permet une meilleure digestion et assimilation de la ration au quotidien.

Quand utiliser le FLOR’BIOTIK ?

  • En utilisation quotidienne, il aidera votre cheval à mieux valoriser sa ration (+10% de digestibilité). Idéal pour les chevaux qui peinent à garder de l'état.
  • Lors de troubles digestifs ou intestinaux. Réduit de 50% les gardes d'ulcère (distribué à 70g par jour pendant 3 semaines).
  • Recommandé lors de changement de ration, en cas de manque d’état, lors d’un épisode de diarrhée ou au moment du sevrage du poulain, avec une ration riche en céréales et en sucres.
  • Lorsque le cheval est en diarrhée, ballonné, présence de gaz, crottins mal formés.
  • Après un traitement médicamenteux (vermifuge, antibiotique, anti-inflammatoire).
Peut se distribuer seul sans aliment.

En conclusion, les ulcères gastriques sont des affections courantes chez les chevaux, mais qui peuvent être, dans la plupart des cas, évités dès lors que la physiologie du cheval est respectée. Avec une compréhension de l'anatomie et de la physiologie de l'estomac du cheval, une reconnaissance des symptômes et des facteurs de risque, et un traitement approprié, les chevaux atteints d'ulcères gastriques peuvent retrouver une santé optimale. 

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