La piroplasmose chez le cheval
La piroplasmose est une maladie parasitaire transmise par les tiques et qui conduit à la destruction des globules rouges du cheval. La maladie est présente sur l’ensemble du territoire français avec une prévalence plus élevée dans la moitié sud.
Les différents types de piroplasmoses ?
On parle de la piroplasmose mais il faut savoir que celle-ci peut être due à deux parasites différents : la Babesia caballi et la Theileria equi. Toutefois, même s’il existe deux parasites, ils se transmettent chacun de la même manière, c’est à dire par la morsure d’une tique.
Ces parasites vont alors s’installer au sein des globules rouges des animaux, s’y multiplier et les faire exploser. La grosse différence entre ces deux parasites réside dans le fait que le cheval va généralement réussir à se débarrasser de B.Caballi alors qu’il est extrêmement difficile (voire impossible !) de se débarrasser de T.Equi.
En effet, lorsque la tique mord le cheval, la Theileria equi contamine en premiers des cellules immunitaires que sont les lymphocytes, s’y multiplie avant de contaminer les globules rouges. C’est cette spécificité d’entrée au sein de l’organisme du cheval qui rend la Theileria equi impossible à déloger à ce jour avec les traitements existants.

Cycle de développement de la piroplamose (source : respe.net).
C’est ainsi que les chevaux porteurs de T.Equi auront tendance à le rester toute leur vie et devenir des “porteurs chroniques”. Ainsi, le cheval garde le parasite dans son organisme au niveau des organes hématopoïétiques (foie, rate, moelle osseuse) mais peut de nouveau, être excrété dans la circulation sanguine générale à la faveur d’un stress, une baisse d’immunité etc… On peut également constater des porteurs chroniques, avec le parasite B.Caballi mais cela reste beaucoup moins fréquent.
Il faut savoir que le cheval peut être porteur des deux parasites en même temps.
Un cheval porteur de la piroplasmose n’est pas contagieux. Toutefois, même si c’est la morsure d’une tique infectée qui est la cause première de la contamination du cheval, l’utilisation d’une aiguille souillée ou la réalisation d’une transfusion sanguine avec du sang contaminé peuvent également constituer une voie de contamination sur un équidé sain. Une transmission in utéro au poulain en développement est également possible lorsque la mère gestante est porteuse de piroplasmose.
1 cheval sur 3 en France vivant en extérieur est porteur de la piroplasmose :
Entre 2019 et 2023 une étude menée par le programme PiroQuest a testé 561 chevaux vivant dehors et asymptomatique, donc ne présentant pas de symptôme de la piroplasmose. Les résultats de cette étude ont montré que 37,4% des chevaux étaient porteur de la piroplasmose dont 35,9% porteurs de la Theileria equi et seulement 3,2% porteurs de la B.Caballi.
Comment se manifeste la piroplasmose ?
Après morsure par une tique infectée, les signes cliniques se développent dans les 10 à 30 jours pour B.Caballi, et dans les 12 à 19 jours pour T.Equi.
- La forme aigüe de la piroplasmose se manifeste par de la fièvre chez les chevaux. La température normale d’un cheval varie entre 37.5°C et 38.5°C. Lors de piroplasmose, on peut observer des pics de fièvres supérieurs à 40°C. Les muqueuses du cheval peuvent être pâles (signe d’une anémie), voire tirer sur le jaune (c’est ce qu’on appelle un ictère), ou présenter des pétéchies (petites taches rouges). On peut également observer une augmentation de la fréquence cardiaque et respiratoire, et les urines peuvent prendre une coloration marron. Dans des cas très sévères, on peut également observer des coliques, de l’insuffisance rénale, voire même des signes neurologiques. Sachant que, généralement, les piroplasmoses à Equi donnent des signes cliniques plus violents que celle à B.Caballi.
- Dans sa forme chronique ou asymptomatique, la piroplasmose peut donner lieu à de l’amaigrissement, des œdèmes, de la fatigue, une baisse d’appétit, une baisse de performance. Au vue de la forte prévalence de la Equi dans la population équine vivant au près.
Comment savoir si mon cheval à la piroplasmose ?
Si votre cheval présente des signes évocateurs de la piroplasmose, l’intervention de votre vétérinaire s’impose rapidement. Après un examen clinique, ce dernier réalisera une prise de sang afin de réaliser une PCR (pour la mise en évidence de l’ADN des parasites) et/ou une sérologie (pour la mise en évidence des anticorps fabriqués par l’organisme contre les piroplasmes) qui permettra de confirmer le diagnostic de piroplasmose et surtout d’identifier le parasite responsable.
Un bilan sanguin général peut également être utile afin de voir s’il n’y a pas d’anémie, et pour s’assurer de la bonne santé des reins et du foie. En effet le mécanisme d’action au sein de l’organisme du cheval conduit à la destruction des hématies (globule rouge) mais également de d’autres cellules. Cela libère dans le sang des « déchets » de cellules qui sont ensuite éliminés par le foie ou les reins conduisant à une suractivité de ces organes. Une analyse biochimique permettra de mettre en évidence cette destruction cellulaire (marqueur LDH) et une surcharge hépatique.
Comment se traite la piroplasmose ?
• Traitement médicamenteux
Le traitement classique de la piroplasmose passe par l’injection d’une molécule appelée imidocarb. Deux injections sont nécessaires à 24h d’intervalle. Lors d’une infestation à T.Equi, la dose injectée peut être doublée, et deux à trois injections sont réalisées à 24h-72h d’intervalle.
Attention cependant, l’injection d’imidocarb n’est pas anodine. En effet, ce traitement peut être agressif pour le système digestif du cheval. Il n’est pas rare d’observer de la diarrhée et des signes de coliques dans l’heure qui suit les injections. C’est pourquoi on associe à ce traitement des injections d’anti inflammatoires et/ou antispasmodiques afin de limiter ces effets secondaires, et on garde une surveillance rapprochée du cheval. Pour ce qui concerne les ânes, ils sont très sensibles au imidocarb et le traitement doit être envisagé avec de grosses précautions.
Dans le cas d’une piroplasmose à T.equi, une alternative à l’imidocarb existe, en proposant des injections répétées d’un antibiotique (oxytétracycline) sur plusieurs jours. Ce traitement présente moins d’effets secondaires, cependant, les résultats sont globalement moins bons qu’avec de l’imidocarb.
Pour les cas sévères où une forte insuffisance rénale est mise en évidence, il sera nécessaire de perfuser le cheval.
En cas de piroplasmoses chronique, le traitement de ces cas fait débat. En effet, une simple analyse positive ne doit pas motiver l’initiation d’un traitement au risque de traiter le cheval pour rien. Il faut d’abord s’assurer que la piroplasmose est bien en lien avec les signes cliniques observés, et non pas dus à une autre affection. Rappelons également que dans le cas de la T.equi, ces traitements n’auront pour objectif que de baisser l’expression de la maladie mais à ce jour aucun traitement n’a permis d’éliminer définitivement la T.equi d’un cheval.
• Adaptation de l’alimentation et compléments alimentaires
Comme évoqué précédemment, la majorité des chevaux porteurs de la piroplasmose en France sont contaminés par la T.equi et cette dernière ne peut être délogée de manière efficace de l’organisme des chevaux par les traitements médicamenteux existants. Néanmoins, en adaptant la ration et en accompagnant le cheval à des périodes clés avec des compléments alimentaires, le cheval peut mener une vie normale sans subir les effets néfastes de cette maladie.
Dans le cas d’amaigrissement chroniques liés à la piroplasmose on constate souvent que l’augmentation de la ration de concentré n’est pas suffisamment efficace. Le mécanisme qui explique que ces chevaux n’arrivent pas à reprendre de l’état par une augmentation de l’énergie de la ration avec des sources amidonnées ou matière grasse ne s’explique pas à ce jour. Néanmoins l’apport d’énergie sous forme de cellulose très digestible et réhydratée comme la pulpe de betterave semble mieux fonctionner. Afin d’optimiser l’assimilation de ces fibres digestibles on peut utiliser des probiotiques tels que les levures vivantes qui aideront le cheval à maintenir son poids (70gr par jour de Tek’Imun ou Flor’Biotik en cure de minimum 3 semaines).
MILA’DETOX 1.4 kg
Drainage rénal et détoxification hépatique du cheval
Le MILA'DETOX, est un complément alimentaire en granulé. Grâce à sa composition végétale (artichaut, chardon-marie, romarin, boldo), il contribue au soutien hépatique et rénal par son action sur le dysfonctionnement du foie (réduction des transaminases, Durand et al., 2002, 2006) et des reins. Le MILA’DETOX contient des principes actifs de haute qualité (silymarines, cynarine, boldine et acide carnosique).Quand utiliser MILA’DETOX ?
- Aux changements de saison, particulièrement au printemps et à l’automne,
- Après un vermifuge,
- Lors d’un changement de ration,
- En cas de baisse de forme et d’appétit,
- Après un traitement médicamenteux (antibiotique, anti-inflammatoire, carbesia),
- En récupération après une épreuve sportive,
- Dans les routines de soins des chevaux porteurs de la piroplasmose (Babesia caballi et Theileria equi) ou de la maladie de Lyme puisque ces chevaux présentent fréquemment des marqueurs hépatiques bas,
- En prévention chez des chevaux sujets aux fourbures chroniques ou à la dermite estivale.
CMV MINKO 1,4 kg
La minéralisation optimale du cheval
Le CMV MINKO est bien plus qu’un minéral quotidien couvrant l'ensemble des besoins en oligo-éléments et vitamines du cheval et du poney. Le CMV MINKO, grâce à sa composition unique, permet un bon fonctionnement de l’organisme de votre cheval et renforce son immunité toute l’année. Le CMV MINKO est formulé dans le respect des recommandations alimentaires de l'INRAe (tables des besoins Français) et NRC (table des besoins Américains). Il permet de minéraliser le cheval efficacement en prévenant les carences et sans risque d'excès pour le cheval. Très appétant, il contient un arôme fruit rouge naturel pour faciliter sa consommation. Il peut se distribuer seul dans un seau ou une mangeoire sans aliment.Quand utiliser le CMV MINKO ?
Le CMV MINKO est recommandé pour tous les chevaux, en utilisation quotidienne. Sans mélasse, sans sucre, il convient aux chevaux SME, Cushing, fourbus, PSSM, intolérant aux sucres et amidon. DLUO 12 mois. Avec une boite de 1.4kg de cmv Minko, minéralisez votre cheval à partir de 0.86€ par jour (pour un cheval de 500kg à 50g par jour).Contrôlé produit non dopant par le Laboratoire des Courses Hippiques (LCH).
Tarif abonné -10% : 24,30€ TTCFLOR’BIOTIK 1.4 kg
Confort digestif et gastrique du cheval
Le FLOR’BIOTIK est un complément alimentaire en petits granulés qui contient un mélange de prébiotiques et probiotiques associé à de l'argile verte du Velay, du lithothamne et du fenugrec. Il contribue au bien-être digestif et intestinal de votre cheval. Il permet une meilleure digestion et assimilation de la ration au quotidien.Quand utiliser le FLOR’BIOTIK ?
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- En utilisation quotidienne, il aidera votre cheval à mieux valoriser sa ration (+10 % de digestibilité). Idéal pour les chevaux qui peinent à garder de l'état.
- Lors de troubles digestifs. Réduit de 50 % les gardes d'ulcère lorsqu'il est distribué à 70g par jour pendant 3 semaines.
- Lors d'un changement de ration, notamment avec une ration riche en céréales
- Lors du sevrage du poulain,
- Lorsque le cheval est en diarrhée, ballonné, présence de gaz, crottins mal formés,
- Après un traitement médicamenteux (vermifuge, antibiotique, anti-inflammatoire).
Contrôlé produit non dopant par le Laboratoire des Courses Hippiques (LCH).
Tarif abonné -10% : 44.10 € TTCTEK’IMUN 1.4 kg
Soutient le système immunitaire et le confort digestif du cheval
Le TEK’IMUN est un complément alimentaire en granulés. C'est un produit complet qui associe des probiotiques, des postbiotiques et des extraits de plantes (curcuma, gaulthérie, saule blanc, romarin, raisin et propolis verte du Brésil) contribuant à la réduction de l'expression des protéines de l’inflammation aigue (2022-Moecules). Le TEK'IMUN contribue à réduire le stress oxydatif grâce aux carnosiques du romarin, au curcuminoïdes du curcuma et à la Artepillin C et aux flavonoïdes de la propolis verte du Brésil. On estime que 70% des cellules immunitaires se trouvent dans le tractus digestif du cheval. Par conséquent, l'amélioration de l'immunité passe également par le maintien d'un microbiote digestif sain. Le TEK'IMUN contient une double dose de levures vivantes (probiotiques) associées à des MOS (manno-oligo-saccharides ; postbiotiques) afin de maintenir ou de rétablir l'équilibre de la flore digestive (gastrique et intestinale).Quand utiliser le TEK’IMUN ?
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- En début d’hiver, lors d’un déficit immunitaire,
- Pour contribuer à soutenir l'immunité et réduire l’inflammation des chevaux souffrants du SME (syndrome métabolique équin), du syndrome de Cushing, de fourbure (en prévention ou lors de crise), ou des maladies de tiques chroniques (maladie de Lyme, piroplasmose),
- Chez le cheval présentant des troubles digestifs pouvant provoqués le syndrome Free Fecal Water (kotwasser), des ulcères, des fragilités intestinales, des diarrhées...
- Chez le cheval âgé,
- En période de stress, en post-opératoire, après la mise bas et au moment du sevrage,
- En période de forte chaleur (stress thermique), lorsque le cheval perd de l'état ou qu'il engorge des membres.
La minéralisation est un facteur clé à prendre en considération dans la lutte contre la piroplasmose. En effet la piroplasmose entraine une surexpression de l’immunité du cheval qui doit en permanence créer de nouvelles cellules immunitaires afin de contenir l’évolution de la maladie. L’apport d’oligo-éléments et vitamines sont la base du fonctionnement du système immunitaire de tout être vivant. Nous conseillons donc d’apporter 70gr de CMV Minko au quotidien aux chevaux porteurs de la piroplasmose.
L’utilisation de plantes anti-inflammatoires et anti-oxydantes sont également un moyen de soutenir l’immunité du cheval afin de prévenir les rechutes ou à des moments clés de l’année lorsque le système immunitaire est plus challengé (milieu et fin d’hiver par exemple). Le Tek’Imun contient des plantes et des principes actifs tels que la gaulthérie, le saule blanc, le curcuma, la propolis verte et du sélénium organique qui stimulent la production d’anti antioxydants et protègent l’organisme contre les attaques des pathogènes. Le Tek’Imun se distribue à 70 gr par jour pendant 3 semaines en cure ou au quotidien.
La piroplasmose entraine souvent une surcharge hépatique, puisque le foie ne cesse de retraiter les cellules détruites par la bactérie. Afin de soutenir le foie il est conseillé de réaliser une cure de Mila’Detox à chaque changement de saison (cure de Mila’Detox, 70gr pendant 10jours). Le Mila’detox contient des plantes (boldo, chardon marie, romarin, artichaud) qui détoxifie le foie et les reins et il contient des extraits de melon qui renforcent la protection des cellules hépatiques. Mila Moka propose un pack complet dans lequel on retrouve l’ensemble de ces produits avec un plan de distribution pour une efficacité optimisée : Coffret maladie de tiques.
COFFRET MALADIES DE TIQUE
Le coffret maladies de tique contient :
- Une boite de Mila’Detox 1,4kg permettant de réaliser 2 cures de 10 jours hépato-drainant. Nous conseillons de réaliser une cure à chaque changement de saison. 70gr pendant 10 jours. Une boite permet de faire 2 cures.
- Un sac de 4,2kg de CMV METABOLIK à distribuer à 50gr par jour car les défenses immunitaires d’un cheval atteint de maladies de tique sont exigeantes en oligoéléments et vitamines.
- Un sac de 4,2kg de Tek’Imun qui contient à la fois des levures vivantes, des plantes antioxydantes et antiinflammatoires pour booster le métabolisme et préserver le tract digestif du cheval.
Le Mila’Detox, le CMV Metabolik et le Tek’Imun peuvent être distribués en même temps.
Appétant : ces compléments peuvent être utilisés seul sans ajout d’aliment.
Prévention de la contamination par les tiques
Nous l’avons dit, la piroplasmose est une maladie transmise par les tiques. Il est donc indispensable de faire la guerre aux tiques : couvertures, répulsifs, inspection du cheval afin de retirer les tiques, élimination des nids dans les champs...
En conclusion, la piroplasmose est une maladie fréquemment rencontrée chez les chevaux. Les récentes études révèlent qu’un cheval sur trois vivant au près est porteur de la piroplasmose. Même si il existe des traitements médicamenteux qui sont efficaces sur la B.Caballi, ces derniers ne peuvent venir à bout de Theileria equi qui restent malheureusement la forme de piroplasmose la plus rencontrée. Leur usage sera donc à privilégier lors de phase clinique. Pour les formes chroniques, l’adaptation de la ration avec une bonne couverture en oligo-éléments et un soutient hépatique régulier sont des point essentiels pour limiter les rechutes et permettre au cheval de ne pas subir les désagréments de la maladie et préserver son parcours sportif si il s’agit d’un cheval de sport.
Article co-écrit par Dr. Joséphine Dorchies et Mila Moka
A propos de Benjamin SEILER
Ingénieur en nutrition équine cofondateur de Mila Moka. Benjamin a su évolué dans la nutrition et la santé animale depuis de nombreuses années.
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