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Le stress thermique chez le cheval : comprendre les mécanismes pour mieux le prévenir

Stress thermique cheval

L’augmentation des épisodes de fortes chaleurs devient une problématique majeure pour le bien-être des chevaux (qu’ils soient de sport, de loisir, de compagnie ou d’élevage). Un cheval adulte en bonne santé maintient normalement sa température interne grâce à un équilibre permanent entre la production de chaleur par l’organisme et son élimination vers l’environnement. Lorsque cette balance est rompue, la température corporelle augmente : c’est le début du stress thermique.

Dans cet article, s’appuyant sur une revue de 2023 (Kang et al., 2023), nous verrons pourquoi le cheval est sensible aux fortes chaleurs, quelles sont les conséquences du stress thermique sur son organisme, et quelles stratégies peuvent être mises en place pour soutenir ses capacités naturelles d’adaptation.

Comment le cheval évacue-t-il la chaleur ?

Chez un cheval adulte en bonne santé, la température corporelle se maintient généralement entre 37,5 et 38,5 °C lorsqu’il évolue dans sa zone de neutralité thermique, entre 5 et 25 °C. Elle peut tout de même varier au cours de la journée et des saisons, avec des valeurs plus basses le matin et en hiver, et plus élevées en fin d’après-midi et en été.

Les chevaux sont particulièrement sensibles à l’accumulation de chaleur en raison de leur morphologie : leur rapport surface corporelle/masse corporelle est plus faible que celui de l’humain, ce qui limite leur capacité à dissiper efficacement la chaleur produite. Lorsque la température corporelle s’élève au-delà de sa plage physiologique, le cheval met en place une réponse neurophysiologique de thermorégulation visant à rétablir son équilibre thermique. Des thermorécepteurs présents dans la peau, les vaisseaux sanguins et le système nerveux détectent les variations de température et transmettent ces informations à l’hypothalamus, véritable centre de contrôle de la thermorégulation. Celui-ci coordonne alors différentes réponses physiologiques et comportementales permettant de favoriser les échanges de chaleur avec l’environnement. Ces réponses reposent principalement sur quatre mécanismes physiques de transfert thermique (Figure 1) :

  • Le rayonnement thermique qui correspond aux échanges de chaleur entre la surface du cheval et son environnement sous forme d’ondes électromagnétiques. Ce mécanisme peut permettre une perte de chaleur lorsque l’environnement est plus froid, mais il peut également devenir une source de gain thermique lors d’une exposition au soleil, notamment avec les pelages foncés qui absorbent davantage le rayonnement solaire.
  • La conduction qui correspond au transfert de chaleur entre deux surfaces en contact direct présentant des températures différentes. Chez le cheval, ce mécanisme intervient notamment lors du refroidissement à l’eau.
  • La convection repose sur le déplacement de l'air autour d'une surface. Le renouvellement de l'air (autour du corps ou dans les voies respiratoires) améliore l'évacuation de la chaleur, tandis qu'un pelage long ou dense limite ces échanges. En parallèle, l'augmentation du débit sanguin transporte la chaleur des muscles vers la peau, où elle est dissipée.
  • L’évaporation de la sueur constitue le principal mécanisme de refroidissement du cheval lors d’un effort ou par forte chaleur. En s’évaporant à la surface de la peau, l’eau contenue dans la sueur dissipe une grande quantité de chaleur. Son efficacité diminue fortement lorsque l’humidité de l’air est élevée.

Les principales affections liées au stress thermique chez le cheval

Lorsque les pertes hydriques et électrolytiques (notamment sodium, chlorure, et potassium) deviennent trop importantes ou que la température corporelle continue d’augmenter, le stress thermique peut évoluer vers des affections plus graves notamment le coup de chaleur.

Il correspond à une élévation excessive de la température corporelle associée à un dysfonctionnement du système nerveux central. Chez le cheval, il peut se manifester par une fatigue marquée, une faiblesse, un refus de travailler, une diminution de l’appétit, une augmentation de la fréquence respiratoire et cardiaque, une température rectale pouvant dépasser 41 °C, ainsi qu’une diminution de la sudation (pouvant aller jusqu'à l'anhidrose). Sans prise en charge rapide, il peut provoquer des atteintes graves de plusieurs organes et engager le pronostic vital. Les situations à risque incluent notamment les efforts intenses par forte chaleur et humidité (Exertional Heat Illness, EHI), les transports dans des espaces mal ventilés ou l’absence d’acclimatation lors d’un changement brutal de climat.

Comment détecter un stress thermique chez le cheval ?

Les principaux signes d’alerte sont une respiration rapide et superficielle, des naseaux dilatés, une augmentation de la fréquence respiratoire et cardiaque, une sudation excessive, une démarche anormale, un comportement inhabituel ainsi qu’une élévation importante de la température corporelle. En pratique, la température rectale reste la méthode la plus couramment utilisée car elle est simple et accessible. Elle fournit toutefois une information ponctuelle et ne permet pas de suivre précisément les variations de température au cours d’un effort ou d’un épisode de chaleur prolongé. De nouvelles méthodes, comme les capteurs thermiques implantables, les capsules gastro-intestinales ou la thermographie infrarouge, permettent aujourd’hui un suivi plus continu et moins invasif, mais leur utilisation reste encore principalement limitée au domaine de la recherche.

Comment limiter un stress thermique chez le cheval ?

La gestion environnementale

  • La ventilation, grâce à un ventilateur ou un courant d’air, favorise l’évacuation de la chaleur par convection et stimule l’évaporation de la sueur. Elle améliore le confort thermique du cheval, mais son efficacité peut être réduite lorsque l’humidité ambiante est élevée, car l’évaporation devient moins efficace.
  • Le refroidissement par eau froide est l’une des méthodes les plus efficaces et les plus utilisées chez le cheval en situation de surchauffe. L’eau permet d’évacuer rapidement la chaleur grâce aux échanges thermiques entre la peau chaude et l’eau plus froide.
  • La mise à disposition de zones ombragées limite l’accumulation de chaleur liée au rayonnement solaire.

L’association eau froide + ventilation permet généralement d’optimiser le refroidissement en combinant plusieurs mécanismes : la conduction thermique grâce à l’eau et la convection grâce au mouvement de l’air.

Plusieurs indices thermiques permettent d’évaluer le niveau de contrainte imposé par l’environnement, en prenant en compte différents paramètres comme la température, l’humidité, le rayonnement solaire et parfois la circulation de l’air. Parmi eux, le Wet-Bulb Globe Temperature (WBGT) est aujourd’hui l’un des indicateurs les plus utilisés dans le domaine sportif, notamment par la Fédération Équestre Internationale (FEI). Toutefois, cet indice présente certaines limites, car il ne prend pas toujours suffisamment en compte des facteurs essentiels pour le cheval, comme l’humidité relative ou la vitesse du vent, qui influencent fortement les capacités de refroidissement.

L'adaptation alimentaire

Lors de fortes chaleurs ou de conditions climatiques difficiles, l’alimentation doit être adaptée.

La diminution de l’appétit fréquemment observée en période de stress thermique peut entraîner une baisse des apports énergétiques et nutritionnels, alors même que les besoins liés à la régulation de la température corporelle augmentent. Il faut tout de même maintenir un accès permanent à un fourrage de qualité, pour éviter les longues périodes sans ingestion qui peuvent perturber le fonctionnement digestif. Il est fortement conseillé d’adapter la forme et la distribution de la ration. L’apport d’aliments réhydratés (comme certains fourrages ou aliments complémentaires pouvant être distribués sous forme humide) contribue à augmenter les apports hydriques par l’alimentation et peut faciliter la prise alimentaire. De plus, fractionner les repas en plusieurs petites prises permet de limiter la quantité d’aliments ingérée en une seule fois, de favoriser une meilleure digestion et de réduire les variations importantes de chaleur produite lors des processus digestifs.

Les pertes importantes en eau et en électrolytes liées à la sudation doivent être compensées. L’accès permanent à une eau propre et fraîche et un apport adapté en autres minéraux impliqués dans l’équilibre hydrique (sodium, chlore et potassium) sont indispensables. Ces minéraux peuvent être apportés avec une pierre à sel blanche basique ou avec du sel de mettre dans la ration.

L’augmentation du métabolisme et le stress oxydatif généré par la chaleur sollicitent davantage certains micronutriments. Les vitamines et oligo-éléments, comme les vitamines E et C, le zinc, le cuivre et le sélénium, contribuent au maintien des défenses antioxydantes, du système immunitaire et du bon fonctionnement musculaire. Une ration correctement équilibrée, avec un CMV, permet ainsi d’accompagner le cheval dans ses mécanismes d’adaptation face au stress thermique. Enfin, une complémentation ciblée peut également être intéressant. Le TEK'IMUN associe des biotiques et des extraits de plantes.

Les biotiques contribuent au maintien de l'équilibre du microbiote intestinal et soutiennent l'efficacité digestive et les plantes reconnues pour leur action vasodilatatrice favorisent la circulation sanguine périphérique, participant ainsi aux mécanismes de dissipation de la chaleur. Utilisé en complément d'une bonne gestion de l'hydratation, de l'alimentation et des conditions de vie, TEK'IMUN constitue un soutien pour aider le cheval à mieux traverser les épisodes de fortes chaleurs. Un coffret stress thermique contenant ces deux produits est proposé. 

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Le coffret stress thermique contient 1 sac de TEK'IMUN 4.2 kg et 1 sac de CMV MINKO 4,2 kg.

En période estivale, lorsque les températures sont élevées et que la situation persiste dans le temps, le cheval peut avoir du mal à réguler sa température corporelle. On dit alors qu’il est en stress thermique. Cette situation peut s’accentuer lorsque :

  • Le logement du cheval est mal ventilé : la chaleur peut s'accumuler, ce qui augmente l’inconfort du cheval.
  • Un accès limité à l'eau fraîche: un accès insuffisant à l'eau de boisson peut empêcher le cheval de se rafraîchir.
  • Une exposition directe au soleil : sans zones d'ombre les chevaux peuvent être exposés directement à la chaleur du soleil.

Les symptômes d’un cheval en stress thermique sont les suivants :

  • Une respiration rapide et superficielle,
  • Une léthargie ou apathie,
  • Une diminution de l'appétit : le cheval consomme moins de fourrage
  • Une forte sudation
  • Une perte d’état
  • Réduit les déplacements : le cheval peut engorger des membres

Grâce à sa composition en principes actifs végétaux, minéraux et probiotiques, le coffret Stress Thermique apporte du confort à votre cheval afin de passer la période des fortes chaleurs de façon sereine.

Résumé : soutenir le cheval pour éviter le stress thermique

Le stress thermique représente un véritable enjeu pour la santé et le bien-être des chevaux. Une détection précoce des premiers signes, associée à une gestion adaptée de l'environnement, de l'hydratation et de l'alimentation, permet de limiter ses conséquences et de préserver les capacités de thermorégulation. 

Références

Kang, H., Zsoldos, R.R., Sole-Guitart, A. et al. Heat stress in horses: a literature review. Int J Biometeorol 67, 957–973 (2023). https://doi.org/10.1007/s00484-023-02467-7

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A propos de Marylou Baraille

Chargée d'affaires en nutrition équine chez Mila Moka | Ingénieure agronome spécialisée en production animale (Institut Agro Dijon) & Docteure en nutrition équine (Université de Bourgogne)

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