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Drainage et détoxification : pourquoi, quand, et comment soutenir le foie et les reins ?
Chez le cheval, l’élimination des substances indésirables repose sur deux processus physiologiques complémentaires : la détoxification et le drainage. Ces mécanismes impliquent principalement les organes dits émonctoires, c’est-à-dire le foie et les reins, chargés de transformer puis d’évacuer les déchets issus du métabolisme ou de l’environnement afin de maintenir l’équilibre dans l’organisme. Lorsque ces fonctions hépatiques (foie) et rénales (reins) sont sollicitées de manière excessive, l’accumulation de déchets peut affecter le fonctionnement général et la vitalité de l’équidé.
Dans cet article, nous verrons à quel moment et comment soutenir les fonctions de ces organes.
Rappel sur le fonctionnement du foie et des reins
Le foie agit comme une véritable « centrale chimique » de l’organisme. Chez le cheval, cet organe volumineux peut peser près de 10 kg et est indispensable pour le métabolisme énergétique. Il capte notamment les nutriments issus de la digestion pour les transformer en composés stockables par l’organisme, comme les acides gras, les triglycérides ou les phospholipides. À l’inverse, lorsque les apports alimentaires sont insuffisants, il est capable de mobiliser ces réserves et de les transformer en énergie utilisable par l’organisme. Au-delà de ce rôle métabolique, le foie est aussi indispensable pour le processus de détoxification par lequel l’organisme transforme des substances potentiellement nocives en éléments moins toxiques et plus faciles à éliminer. Les enzymes hépatiques modifient les toxines endogènes produites naturellement par le métabolisme, les substances étrangères à l’organisme comme certains polluants environnementaux (métaux lourds, pesticides) ou des molécules issues de traitements médicamenteux tels que vermifuges ou antibiotiques afin de les rendre plus hydrosolubles. On distingue classiquement deux grandes étapes : la phase I, où les molécules sont modifiées chimiquement (oxydation, réduction ou hydrolyse), et la phase II, où elles sont conjuguées avec d’autres composés (comme le glutathion ou les glucuronides) afin de faciliter leur excrétion (Figure 1).
Le drainage, quant à lui, correspond au processus d’élimination de ces substances une fois qu’elles ont été transformées et rendues solubles. Il ne modifie pas les toxines, mais favorise leur évacuation vers l’extérieur de l’organisme par les voies naturelles d’excrétion. Les reins jouent ici un rôle central : ils filtrent le sang et excrètent dans l’urine les composés hydrosolubles (Figure 1) ainsi que différents déchets métaboliques comme l’urée ou la créatinine. Le foie contribue également à cette élimination par la sécrétion biliaire, qui permet l’excrétion de certaines molécules dans les crottins (Figure 1).
Dans l’organisme, ces deux processus fonctionnent de manière étroitement liée : pendant que certaines substances sont transformées par le foie, d’autres sont déjà en cours d’élimination par les reins ou la bile.
Pour quelles raisons il est nécessaire de soutenir les fonctions de détoxification et drainage du foie et des reins ?
On parle parfois de détoxification et/ou de drainage pour désigner l’utilisation de compléments alimentaires, le plus souvent à base de plantes, susceptibles de soutenir les fonctions physiologiques du foie et des reins. Ces produits n’agissent pas en remplacement de ces organes, mais peuvent accompagner leur activité lorsque l’organisme est particulièrement sollicité. Plusieurs situations peuvent conduire à un soutien ponctuel de ces fonctions.
Variations de poids et mobilisations des réserves corporelles
En hiver et lors de périodes de fortes chaleurs estivales, les chevaux peuvent perdre de l’état corporel. Ils mobilisent alors leurs réserves énergétiques pour maintenir leur métabolisme, soit pour faire face aux besoins thermiques liés au froid, soit parce que la consommation de fourrages diminue lorsque les températures sont élevées. À l’inverse, au printemps et en automne, lorsque l’herbe est plus abondante et plus riche, les chevaux reconstituent leurs réserves corporelles. Ces phases successives de stockage et de mobilisation des réserves (surtout lipidiques) sollicitent fortement le foie.
Transitions alimentaires et changement de régime
Les changements de régime alimentaire représentent également une période de forte adaptation métabolique. Le passage du foin hivernal à l’herbe de printemps, plus riche en eau, en sucres solubles et en composés végétaux secondaires (tanins, terpènes, etc.), modifie le fonctionnement digestif et métabolique du cheval. Le foie doit alors s’adapter à de nouveaux apports nutritionnels et métaboliser différents composés issus du pâturage, ce qui peut augmenter temporairement la charge de travail des organes d’élimination.
Après un traitement médicamenteux
Les traitements médicamenteux, bien que nécessaires, peuvent également mobiliser les fonctions de détoxification et de drainage. Les vermifuges ou certains antibiotiques (par exemple le carbesia après une crise de maladie de tiques), doivent être métabolisées par le foie puis éliminées. Par ailleurs, la destruction des parasites après un vermifuge entraîne la libération de débris parasitaires et de composés issus de leur dégradation, qui doivent également être éliminés par l’organisme.
Récupération après l’effort physique
Chez le cheval de sport, l’effort musculaire s’accompagne de la production de nombreux métabolites, comme l’acide lactique ou d’autres produits issus du métabolisme énergétique. Leur accumulation peut contribuer à la fatigue musculaire et à la baisse des performances si leur élimination n’est pas suffisamment rapide. Le fonctionnement efficace du foie et des reins participe donc à l’élimination de ces composés et au retour à l’équilibre physiologique après l’effort.
Exposition aux substances environnementales
Enfin, le cheval peut être exposé à diverses substances présentes dans son environnement : composés végétaux secondaires, résidus de traitements phytosanitaires dans les fourrages, poussières ou polluants présents dans l’air et l’eau. Ces molécules étrangères à l’organisme, appelées xénobiotiques, doivent être transformées par le foie avant d’être éliminées.
Pathologies et états inflammatoires chroniques
Certaines maladies peuvent également solliciter davantage les fonctions d’élimination de l’organisme. Lors d’infections, comme celles transmises par les tiques (piroplasmose, maladie de Lyme) ou d’affections cutanées chroniques, comme la dermite estivale récidivante, l’organisme produit de nombreux médiateurs inflammatoires et des déchets issus de la destruction cellulaire. Ces composés doivent être métabolisés puis éliminés, ce qui mobilise le foie et les reins.
Quelles plantes privilégier pour soutenir les fonctions de détoxification et de drainage ?
Certaines plantes sont particulièrement efficaces pour soutenir les fonctions de détoxification et de drainage de l’organisme. L’artichaut, le chardon-marie, le radis noir ou encore le romarin agissent principalement sur le foie en favorisant la production biliaire et la régénération des cellules hépatiques. Le boldo et le pissenlit soutiennent quant à eux les reins en stimulant l’élimination urinaire. Le tableau ci-dessous détaille les principes actifs d’intérêt de chaque plante et leurs modes d’action.
Quand faut-il faire une cure pour soutenir les fonctions de détoxification et drainage ?
Savoir quand soutenir les fonctions de détoxification et de drainage est essentiel. Certains signes peuvent alerter sur une surcharge de l’organisme. Un poil terne, piqué ou de mauvaise qualité reflète souvent un déséquilibre interne. De même, une fatigue inhabituelle, une baisse d’entrain au travail ou encore l’apparition d’engorgements des membres peuvent indiquer que les organes d’élimination sont davantage sollicités.
Les périodes de transition saisonnière constituent des moments particulièrement propices pour accompagner ces fonctions. Au printemps et à l’automne, lors des phases de mue, l’organisme du cheval s’adapte aux nouvelles conditions climatiques et à des modifications de son métabolisme. Ces ajustements physiologiques s’accompagnent souvent d’une mobilisation accrue des mécanismes d’élimination au niveau du foie et des reins. L'utilisation des plantes hépato-drainantes à ces périodes accompagne cette transition physiologique et prépare le cheval aux défis saisonniers.
Comment soutenir les fonctions de détoxification et drainage avec les produits Mila Moka ?
Pour soutenir les fonctions de détoxification et de drainage, nous conseillons le MILA’DETOX. Il contient des plantes titrées soigneusement sélectionnées pour leurs propriétés détoxifiantes et drainantes, notamment l’artichaut, le boldo, le chardon-marie et le romarin. Il se distribue en cure de 10 jours, mais sa durée peut être prolongée jusqu’à 20 jours après une forte sollicitation des émonctoires, comme un traitement long ou une période de stress métabolique importante.
MILA’DETOX 1.4 kg
Drainage rénal et détoxification hépatique du cheval
Pourquoi utiliser le MILA'DETOX ?
Le MILA'DETOX, est un complément alimentaire en granulé. Grâce à sa composition végétale (artichaut, chardon-marie, romarin, boldo), il contribue au soutien hépatique et rénal par son action sur le dysfonctionnement du foie (réduction des transaminases, Durand et al., 2002, 2006) et des reins. Le MILA’DETOX contient des principes actifs de haute qualité (silymarines, cynarine, boldine et acide carnosique).Quand utiliser MILA’DETOX ?
- Aux changements de saison, particulièrement au printemps et à l’automne,
- Après un vermifuge,
- Lors d’un changement de ration,
- En cas de baisse de forme et d’appétit,
- Après un traitement médicamenteux (antibiotique, anti-inflammatoire, carbesia),
- En récupération après une épreuve sportive,
- Dans les routines de soins des chevaux porteurs de la piroplasmose (Babesia caballi et Theileria equi) ou de la maladie de Lyme puisque ces chevaux présentent fréquemment des marqueurs hépatiques bas,
- En prévention chez des chevaux sujets aux fourbures chroniques ou à la dermite estivale.
Dans certains cas, il est conseillé d’opter pour le coffret DETOX, qui associe le MILA’DETOX au FLOR’BIOTIK, favorisant la restauration et le soutien de la flore digestive. Ce coffret est particulièrement adapté après le vermifuge de printemps et pour accompagner la remise à l’herbe.
COFFRET DETOX
Soutient le cheval dans ses fonctions d’élimination et de digestion
Le coffret détox contient 1 boîte de MILA’DETOX 1.4 kg et 1 boîte de FLOR’BIOTIK 1.4 kg. Chez le cheval, un excès de déchets cellulaires et de toxines peut être causé par une alimentation trop riche, des traitements médicamenteux, un stress chronique (y compris une pathologie) ou un environnement pollué. Les signes d’un organisme surchargé peuvent inclure une fatigue inhabituelle, un pelage terne, des troubles digestifs, ou encore une sensibilité accrue aux infections. Le complément de détoxification et drainage hépatique et rénal va stimuler les fonctions d’élimination du foie et des reins, tandis que les probiotiques restaure la flore digestive, améliorant l’absorption des nutriments et la régulation du transit. Ensemble, ces produits contribuent à renforcer l’état général du cheval, à soutenir son énergie et son bien-être, tout en limitant les impacts négatifs liés à l’accumulation de toxines dans l’organisme.Résumé : pourquoi, quand, et comment soutenir le foie et les reins ?
En résumé, le bon fonctionnement du foie et des reins est essentiel pour maintenir l’équilibre physiologique et la vitalité du cheval. Ces organes assurent en permanence la transformation et l’élimination des substances issues du métabolisme, de l’alimentation, des traitements médicamenteux ou de l’environnement. Certaines périodes de la vie du cheval peuvent toutefois augmenter la charge de travail de ces émonctoires. Soutenir ponctuellement les fonctions de détoxification et de drainage, notamment à l’aide de plantes reconnues pour leurs propriétés hépatiques et rénales, peut alors contribuer à accompagner l’organisme dans ces phases challengeantes. Ces cures doivent néanmoins s’inscrire dans une approche globale de la santé du cheval, reposant avant tout sur une alimentation équilibrée, une gestion adaptée et un suivi vétérinaire lorsque cela est nécessaire.
A propos de Dora FLAMENT
Directrice Cofondatrice MILA MOKA Master en sciences animales, Wageningen University & Research Et Ingénieure en Agriculture, École de Purpan
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