Alimentation et environnement de votre cheval

L’importance de l’alimentation pour préparer sa jument à la gestation et la lactation

La nutrition constitue un levier central et pourtant souvent sous-estimé de la réussite reproductive. L’équilibre énergétique, la qualité des protéines et les apports en minéraux et vitamines conditionnent la fertilité, la qualité embryonnaire, le bon déroulement de la gestation et la capacité de la jument à produire un colostrum et un lait de qualité, tout en lui permettant d’assurer ses besoins d’entretien. Les besoins nutritionnels ne changent pas brutalement. La compréhension de cette dynamique permet d’anticiper les ajustements alimentaires plutôt que de corriger, lorsque c’est possible, des déséquilibres déjà installés.

L’évolution progressive des besoins nutritionnels de la jument reproductrice

Mettre toutes les chances de son côté pour assurer la réussite à l’insémination

Selon les recommandations énoncées par les instances de référence telles que l’INRA1 ou le NRC2, une jument à l’insémination a les mêmes besoins nutritionnelles qu’une jument non gestante à l’entretien.

Plusieurs études montrent que l’état corporel influence directement les chances de réussite à l’insémination. Une jument trop maigre présente souvent des cycles retardés, des sécrétions moins marquées de l’hormone qui déclenche l’ovulation (LH) et des taux de conception plus faibles3,4,5. Les données sur l’impact direct du surpoids sur la fertilité des juments sont plus limitées. Une étude sur des juments shetland montre que l’obésité liée à une alimentation trop énergétique a été associée à une durée de cycle oestral étendue et à un risque accru de mortalité embryonnaire précoce6. De plus, les troubles associés au surpoids, résistance à l’insuline, perturbations hormonales, inflammation, ont été impliqués dans les échecs de reproduction7. Quel que soit le déséquilibre pondéral, un mécanisme commun semble intervenir : des perturbations de l’axe insulinique, limitant la production de leptine chez les juments trop maigres, ou favorisant la production accrue d’androgènes chez les juments en surpoids.

La qualité de la ration compte tout autant. Par exemple :

  • les protéines de haute qualité, riches en acides aminés essentiels, favorisent un meilleur développement folliculaire et une ovulation précoce8,
  • les oméga-3, suscitent également un intérêt croissant pour leur influence possible sur l’environnement utérin et la régulation des phénomènes inflammatoires9.

Enfin, l’intérêt des vitamines et des minéraux pour la fertilité est largement démontré, mais surtout chez d’autres mammifères10,11,12 :

  • la vitamine A joue un rôle dans la folliculogenèse et l’ovulation,
  • la vitamine E est antioxydantee, protège les cellules ovariennes et favorise l’implantation embryonnaire,
  • le sélénium est aussi antioxydant, et contribue à la réduction des pertes embryonnaires,
  • le zinc est essentiel à la maturation des ovocytes, à la fécondation et au développement embryonnaire.

Ainsi, même si les besoins chiffrés correspondent théoriquement à ceux de l’entretien, optimiser la qualité de la ration plusieurs semaines avant la mise à la reproduction constitue une stratégie reconnue pour améliorer les chances de réussite à l’insémination.

Une augmentation progressive des besoins pendant la gestation

La gestation chez la jument dure en moyenne 340 jours, avec des variations selon la race, l’âge, la parité, la saison et les conditions d’élevage13. Les poulinages se produisent généralement entre janvier et mai pour les juments de course et entre mars et juillet pour les juments de sport, loisir ou trait14. Au niveau zootechnique et nutritionnel, il est courant de diviser la gestation en trois phases.

Le premier tiers de gestation correspond à l’implantation et au développement embryonnaire. Il a lieu durant les quatre à cinq premiers mois. Les besoins nutritionnels de la jument restent proches de ceux d’une jument non gestante à l’entretien, car la croissance fœtale est encore limitée (Figure 1). Il est néanmoins important de réfléchir à la stratégie alimentaire dès les premiers mois afin d’anticiper les adaptations métaboliques à venir. En effet, au cours de la gestation, la jument ajuste son métabolisme pour assurer l’apport de glucose au fœtus, mobilisant ainsi ses réserves de graisse pour satisfaire ses propres besoins énergétiques15,16. La ration peut rester similaire à celle de la période pré-gestationnelle si elle est équilibrée : du fourrage de bonne qualité fourni à volonté, un aliment concentré en complément si le fourrage est insuffisant en énergie ou en protéines de qualité, et apport adapté en vitamines et minéraux via un CMV si la ration se compose uniquement de fourrage ou si l'aliment concentré n'est pas suffisant. L’objectif est de maintenir un état corporel compris entre 3 et 3,5/5, afin que la jument dispose de réserves suffisantes pour faire face aux modifications métaboliques qui surviendront ultérieurement.

Le deuxième tiers de gestation correspond à une croissance fœtale modérée mais biologiquement significative. À sept mois de gestation, le fœtus représente moins de 20 % de son poids de naissance2. Les besoins de la jument commencent à augmenter progressivement à partir du sixième mois, avec une légère hausse des besoins en énergie, en protéines de qualité, en calcium et en phosphore. Les besoins en oligo-éléments n'augmentent que légèrement à ce stade (Figure 1).

Le dernier tiers de gestation correspond à la phase de développement rapide du fœtus. Selon les études, entre 60 et 75 % de la croissance fœtale se déroule au cours des trois derniers mois2,17. La jument prend en moyenne 6 à 13 % de son poids initial sur l’ensemble de la gestation, dont 6 à 8 % dans le dernier trimestre2. Cette période conditionne aussi le bon déroulement de la mise bas, ainsi que la qualité du colostrum et du lait. Par conséquent, elle a une incidence directe sur la santé future du poulain. Les besoins nutritionnels évoluent considérablement : l’énergie augmente de 25 à 35 %, les protéines et la lysine de 80 à 85 %, et le calcium et le phosphore sont doublés. Ces règles s'appliquent aussi pour les oligo-éléments et les vitamines (Figure 1). Cependant, en fin de gestation, il y a une contrainte majeure : la capacité d’ingestion est limitée par l’encombrement abdominal1. Pour cela, il est possible de fractionner les repas et/ou d'augmenter la densité nutritionnelle de la ration par unité de volume. Bien entendu, les fourrages (de la meilleure qualité possible) restent la base de l’alimentation. La jument en fin de gestation devrait idéalement présenter un BCS autour de 3/5, avec des côtes palpables mais non visibles. Une jument trop maigre risque de manquer de réserves pour la lactation, tandis qu’une jument trop grasse s’expose à des complications métaboliques à la fin de la gestation et post-poulinage.

Les carences en minéraux et en vitamines ont également des conséquences directes sur la mère. Des apports insuffisants ou déséquilibrés en calcium et en phosphore obligent l’organisme maternel à mobiliser ses réserves osseuses pour soutenir la croissance fœtale, ce qui peut fragiliser son métabolisme minéral et compromettre la santé de ses os18. Chez les juments gestantes, il est préconisé que le rapport Ca/P soit supérieur à 1.8. Au-delà du calcium et du phosphore, d’autres minéraux et vitamines, comme le zinc, le cuivre, le manganèse ou encore les vitamines du groupe B, jouent un rôle crucial dans le bon fonctionnement des organes et du système immunitaire, et leur carence peut grandement affecter la santé de la mère pendant la gestation. En effet, la mère privilégie toujours le transfert des nutriments essentiels vers son poulain ; si ses apports sont insuffisants, cela peut compromettre sa propre santé. Les intérêts des autres minéraux et vitamines chez les juments sont encore peu décrits. Néanmoins, chez les bovins, des apports insuffisants en vitamine E et en sélénium semblent être associés à une rétention placentaire prolongée et à une diminution de la vitalité post-mise bas19.

La phase la plus exigeante du cycle : la lactation

La lactation correspond à la période où les besoins nutritionnels de la jument sont les plus élevés. En début de lactation, elle peut produire chaque jour une quantité de lait équivalente à environ 3 % de son poids corporel, avec un pic de production atteint entre la quatrième et la sixième semaine après le poulinage20. Ses besoins totaux incluent son propre entretien (parfois couplé à des besoins de croissance si c'est une jeune jument), sa production laitière nécessaire pour nourrir le poulain, et, le cas échéant, sa gestation si elle est de nouveau fécondée. À partir du quatrième mois, la production laitière diminue progressivement, tout comme ses besoins nutritionnels, permettant d’adapter à la baisse les apports (à condition qu'elle ne soit pas à nouveau pleine).

La figure 1 illustre l'évolution des besoins nutritionnels, selon l'INRA1, du début de la gestation jusqu'à la fin de la lactation.

l'évolution des besoins nutritionnels équin, selon l'INRA

Les impacts des mauvaises pratiques nutritionnelles sur le poulain

Du côté du poulain, les conséquences sont nombreuses aussi. Son développement, in utero et pendant ses premières semaines de vie, dépend entièrement des apports maternels.

Premièrement, la qualité du colostrum, notamment sa concentration en IgG, constitue un facteur déterminant pour le transfert d’immunité passive chez le poulain. Peu d’études ont évalué l’effet des micronutriments et des additifs fonctionnels sur la qualité du colostrum. Certaines données suggèrent que la vitamine E21 ou la supplémentation en Saccharomyces cerevisiae ou β-glucans22 pourraient augmenter la concentration en IgG sérique chez le poulain et/ou en IgG colostrale. Récemment, une étude a montré que les poulains issus de mères recevant un complément de minéraux et vitamines présentaient moins de transferts passifs incomplets (concentration en IgG < 8 g/L entre 12 et 36 heures après la naissance), et que la qualité du colostrum de ces mères supplémentées était améliorée23. Ces résultats sur les IgG corroborent les observations réalisées chez d’autres mammifères, notamment les bovins. La supplémentation en antioxydants chez les juments en fin de gestation a légèrement réduit la durée de gestation, sans effet négatif associé, et amélioré la qualité du colostrum24.

Ensuite, l'état corporel de la mère juste avant et pendant la lactation a un réel impact sur la qualité/quantité du colostrum et du lait que le poulain va ingérer. Une condition corporelle modérée au poulinage favorise un lait équilibré en protéines et lipides, tandis qu’une jument trop maigre ou trop grasse peut produire un lait moins optimal25. De plus, le colostrum des juments obèses est également plus pro-inflammatoire, avec davantage d’acides gras à longue chaîne et moins d’acides gras saturés à chaîne moyenne, essentiels à l’énergie et à l’immunité néonatales. Ces poulains issus de juments obèses présentent aussi un profil en acides gras plasmatiques pro-inflammatoire, en cohérence avec l’inflammation systémique accrue et les altérations du métabolisme du glucose observées jusqu’à l’âge de 18 mois26.

Enfin, des déséquilibres en minéraux et vitamines parfois discrets pendant la gestation peuvent influencer le potentiel sportif futur du poulain et notamment l'apparition de troubles musculaires ou ostéo-articulaires. Par exemple, les déséquilibres en calcium et phosphore, ou les carences en cuivre, zinc et manganèse, compromettent la minéralisation osseuse et la formation du cartilage18,27, augmentant les risques de développer de l'ostéochondrose (OCD). Une carence en sélénium et vitamine E peut entraîner une faiblesse musculaire néonatale et une moindre vitalité. Dans les cas les plus marqués, elle peut conduire à la maladie du muscle blanc, une affection caractérisée par une dégénérescence des fibres musculaires liée au stress oxydatif28.

Comment accompagner la jument de la mise à la reproduction jusqu'au sevrage de son poulain avec les produits Mila Moka ?

De manière générale, la nature de la ration et les quantités distribuées doivent être adaptées en fonction de la date de poulinage et des ressources saisonnières disponibles. Une analyse du fourrage (herbe et/ou foin) permet de définir les apports de base et d’ajuster précisément la ration aux besoins de la jument. Si le fourrage est insuffisant pour couvrir les besoins énergétiques et protéiques, il peut être nécessaire d’ajouter un aliment concentré, voire un complément protéique, comme du tourteau de soja, dans la ration journalière. Le but sera d'avoir un équilibre entre apport énergétique (UFC) et apport protéique (MADC). Dans tous les cas, l’ajout d’un CMV (complément minéral et vitaminique) est recommandé. Pour la mise à la reproduction, les trois derniers mois de gestation et les trois premiers mois de lactation, il est conseillé de choisir le CMV ELEVAGE.

Pour les huit premiers mois de gestation et les trois derniers mois de lactation, il est possible de repasser sur le CMV MINKO. L’utilisation du CMV permet non seulement de couvrir les besoins en minéraux et vitamines, mais contribue également à la capacité antioxydante de la ration. Les enzymes digestives contenues dans le CMV ELEVAGE soutiennent la valorisation de la ration, ce qui permet à la jument de mieux tirer parti de ce qu’elle ingère. Cela est particulièrement intéressant puisque sa capacité d’ingestion augmente peu contrairement à ses besoins nutritionnels les derniers mois de gestation.

Enfin, au vu des preuves émergentes sur l’intérêt des biotiques (pré- et probiotiques) pour la qualité du colostrum, il peut être pertinent d’ajouter une cure de FLOR'BIOTIK quelques jours avant la mise bas. La réalisation d’un calcul de ration ou audit nutritionnel avec suivi apparaît essentielle pour adapter l’alimentation aux besoins nutritionnels, qui évoluent tout au long des différentes phases de la reproduction.

Analyse de foin

75.00

Le foin constitue la part principale de l’alimentation du cheval. Pourtant, ses valeurs nutritionnelles sont souvent méconnues. Grâce à cette analyse, il devient possible de choisir un fourrage réellement adapté, et d’optimiser l’apport en aliments et en CMV pour combler un déséquilibre. Elle est particulièrement pertinente lorsque le même foin est distribué sur une période prolongée, permettant de stabiliser la ration sur un temps suffisant.

Les analyses sont effectuées selon des méthodes normalisées et reconnues, permettant d'obtenir :

  • la matière sèche,

  • les matières minérales,

  • les fibres (cellulose, NDF, ADF, ADL),

  • les matières azotées,

  • les sucres résiduels totaux

  • les valeurs alimentaires (par calcul selon les équations INRA) : digestibilité de la matière organique, UFC, MADC
  • les minéraux essentiels : calcium, phosphore, magnésium, sodium, potassium, cuivre, zinc, manganèse, fer

Bilan nutritionnel – 1 à 3 chevaux

À partir de 150.00

Audit nutrition cheval par notre approche globale

Chez Mila Moka, 150€ + 30€ = 120€* ! *Pour toute commande d’audit nutritionnel à 150€, reçois un bon d’achat de 30€ à utiliser sur ta prochaine commande (hors abonnement). Pour chaque équidé supplémentaire inclus dans l’audit, la valeur du bon d’achat augmente de 10€. Mila Moka t’accompagne avec une expertise unique : 2 ingénieurs et 1 Docteur, cumulant plus de 30 ans d’expérience dans toutes les branches de la nutrition équine (audit d’élevage, conseil, rationnement, formulation et recherche). Parce qu’une bonne ration ne se limite pas à un simple calcul, nos experts adoptent une approche globale, prenant en compte la santé, l’alimentation, l’activité et l’environnement de ton équidé, tout en intégrant tes contraintes et attentes de propriétaire. Pour cet audit nutritionnel, tu reçois tous les outils nécessaires et complètes un questionnaire détaillé pour nous transmettre les informations essentielles. Nos experts analysent tes pratiques et la ration de ton équidé, établissent un plan de rationnement personnalisé et te fournissent un compte rendu clair et pratique, avec des recommandations concrètes pour optimiser le bien-être de ton équidé sans compliquer ton quotidien. Dès réception du compte rendu, nous restons disponibles pour t’accompagner pas à pas dans la mise en place des changements et répondre à toutes tes questions. Que tu aies un seul équidé ou trois, chaque bilan est individuel et traité avec le même soin. Néanmoins, nous sommes conscients de la réalité du terrain et nous avons à cœur de simplifier le quotidien des propriétaires de plusieurs équidés en proposant des solutions pratiques et communes dès que cela est possible. Tu retrouveras toutes les étapes détaillées de cet audit nutritionnel dans l’onglet description ci-dessous.
Choix des options Ce produit a plusieurs variations. Les options peuvent être choisies sur la page du produit

Calcul de ration

60.00

Calcul de ration

Chez Mila Moka, 60€ + 10€ = 50€* ! *Pour toute commande de calcul de ration à 60€, reçois un bon d’achat de 10€ à utiliser sur ta prochaine commande (hors abonnement et produits remisés). 

Chez Mila Moka, le calcul de ration s’appuie sur une expertise en nutrition équine, portée par une équipe de 2 ingénieurs et 1 docteur, cumulant plus de 30 ans d’expérience en conseil, rationnement et recherche.

Ce service permet de faire un point sur la ration actuelle de ton équidé. À partir d’un questionnaire ciblé, nos experts analysent l’alimentation en place (fourrages, concentrés, compléments) au regard de son profil : âge, état, niveau d’activité et objectifs. Tu reçois ensuite un compte rendu concis avec des recommandations pratiques, tout en restant compatible avec ton organisation quotidienne.

Ce format permet d’obtenir un  diagnostic clair et opérationnel, idéal pour sécuriser ou ajuster une ration existante avant, si nécessaire, d’aller plus loin avec une approche globale avec le service d'audit nutritionnel.

Tu retrouveras toutes les étapes détaillées de ce calcul de ration dans l’onglet description ci-dessous.

FLOR’BIOTIK 1.4 kg

À partir de 44.10

Confort digestif et gastrique du cheval

Pourquoi utiliser le FLOR'BIOTIK ?

Le FLOR’BIOTIK est un complément alimentaire en petits granulés qui contient un mélange de prébiotiques et probiotiques associé à de l'argile verte du Velay, du lithothamne et du fenugrec. Il contribue au bien-être digestif et intestinal de votre cheval. Il permet une meilleure digestion et assimilation de la ration au quotidien.

Quand utiliser le FLOR’BIOTIK ?

    • En utilisation quotidienne, il aidera votre cheval à mieux valoriser sa ration (+10 % de digestibilité). Idéal pour les chevaux qui peinent à garder de l'état.
    • Lors de troubles digestifs. Réduit de 50 % les gardes d'ulcère lorsqu'il est distribué à 70g par jour pendant 3 semaines.
    • Lors d'un changement de ration, notamment avec une ration riche en céréales
    • Lors du sevrage du poulain,
    • Lorsque le cheval est en diarrhée, ballonné, présence de gaz, crottins mal formés,
    • Après un traitement médicamenteux (vermifuge, antibiotique, anti-inflammatoire).

Contrôlé produit non dopant par le Laboratoire des Courses Hippiques (LCH).

Tarif abonné -10% : 44.10 € TTC

CMV ELEVAGE 1.4 kg

À partir de 28.80

Minéralisation du poulain, de la poulinière et de l'étalon

Pourquoi utiliser le CMV ELEVAGE ?

Le CMV ELEVAGE est un minéral en petits granulés spécifiquement formulé pour couvrir les besoins en oligo-éléments et vitamines du cheval d’élevage (poulinière et étalon) et du poulain à partir de l'âge de 2 mois jusqu’à ses 3 ans. Chez le poulain, le CMV ELEVAGE participe à une croissance harmonieuse et prévient toute carence en oligo-éléments et vitamines qui pourrait être délétère pour son avenir comme cheval de selle (futur cheval de sport). Les oligo-éléments et les vitamines de ce cmv permettent d'accompagner le développement d'une bonne immunité pour le poulain.  Chez la poulinière, le CMV ELEVAGE prépare la jument à la reproduction (saillie ou insémination) et apporte les éléments indispensables au bon développement du fœtus. Après la mise bas, ce cmv  assure la production d’un colostrum de qualité,  riche en anticorps (IgG) (Pien et al. 2018)Chez l’étalon, le CMV ELEVAGE permet une bonne spermatogenèse.

Quand utiliser le CMV ELEVAGE ?

Chez le poulain :
  • A partir de 2 mois ou dès que le poulain mange de l’aliment solide, pour accompagner sa croissance et renforcer son immunité. Le cmv ELEVAGE contient un arôme gourmand lait-vanille pour facilité la distribution au jeune poulain.
Chez la poulinière :
  • Deux mois avant la saillie, pour préparer la mise à la reproduction et améliorer la fécondation.
  • Pendant toute la gestation, pour assurer le bon développement du fœtus et la production d’un colostrum de qualité.
  • Pendant la lactation, pour une production laitière de qualité et conserver une bonne santé.
Chez l’étalon :
  • Trois mois avant la mise à la reproduction et pendant toute la saison de monte pour garantir une bonne spermatogenèse et une bonne fertilité.
Avec une boite de 1.4kg de CMV ELEVAGE, minéralisez votre cheval à partir de 1.14€ par jour (pour un poulain de 250kg à 50g par jour). 

1,4 kg

Tarif abonné -10% : 28,80€ TTC

CMV MINKO 1.4 kg

À partir de 24.30

La minéralisation optimale du cheval

Pourquoi utiliser le CMV MINKO ?

Le CMV MINKO est bien plus qu’un minéral quotidien couvrant l'ensemble des besoins en oligo-éléments et vitamines du cheval et du poney.  Le CMV MINKO, grâce à sa composition unique, permet un bon fonctionnement de l’organisme de votre cheval et renforce son immunité toute l’année. Le CMV MINKO est formulé dans le respect des recommandations alimentaires de l'INRAe (tables des besoins Français) et NRC (table des besoins Américains). Il permet de minéraliser le cheval efficacement en prévenant les carences et sans risque d'excès pour le cheval. Très appétant, il contient un arôme fruit rouge naturel pour faciliter sa consommation. Il peut se distribuer seul dans un seau ou une mangeoire sans aliment.

Quand utiliser le CMV MINKO ?

Le CMV MINKO est recommandé pour tous les chevaux, en utilisation quotidienne. Sans mélasse, sans sucre, il convient aux chevaux SME, Cushing, fourbus, PSSM, intolérant aux sucres et amidon. Avec une boite de 1.4kg de CMV MINKO, minéralisez votre cheval à partir de 0.86€ par jour (pour un cheval de 500kg à 50g par jour). 

Contrôlé produit non dopant par le Laboratoire des Courses Hippiques (LCH).

Tarif abonné -10% : 24,30€ TTC

Résumé : Préparer la jument à la gestation et la lactation via l’alimentation

La préparation nutritionnelle d’une jument reproductrice est un continuum physiologique. Les ajustements alimentaires doivent être progressifs, anticipés et fondés sur l’évolution réelle des besoins. L’enjeu ne réside pas uniquement dans l’apport énergétique, mais dans la qualité globale de la ration. Une ration quantitativement suffisante mais qualitativement déséquilibrée peut compromettre à la fois la santé et les performances de la jument et du poulain. Un suivi régulier de l’état corporel, associé à l’appui d’un professionnel de la nutrition équine, permet d’ajuster finement la ration à chaque situation individuelle et de sécuriser durablement la santé du couple jument–poulain.

Références

1. Martin-Rosset, W. (Coord.). (2012). Alimentation des chevaux : Tables des apports alimentaires INRA 2011. Versailles, France: Éditions Quae.

2. National Research Council. (2007). Nutrient requirements of horses (6ᵉ éd.). Washington, DC: National Academies Press.

3. Henneke, D. R., Potter, G. D., & Kreider, J. L. (1984). Body condition during pregnancy and lactation and reproductive efficiency of mares. Theriogenology, 21, 897–909. https://doi.org/10.1016/0093-691X(84)90383-2

4. Kubiak, J. R., Crawford, B. H., Squires, E. L., Wrigley, R. H., & Ward, G. M. (1987). The influence of energy intake and percentage of body fat on the reproductive performance of nonpregnant mares. Theriogenology, 28(5), 587–598. https://doi.org/10.1016/0093-691X(87)90275-5

5. Guillaume, D., Salazar-Ortiz, J., & Martin-Rosset, W. (2006). Effects of nutrition level in mares’ ovarian activity and in equines' puberty. In N. Miraglia & W. Martin-Rosset (Eds.), Nutrition and Feeding of the Broodmare (pp. 315–339). EAAP.

6. D’Fonseca, N. M. M., Gibson, C. M. E., Hummel, I., van Doorn, D. A., Roelfsema, E., Stout, T. A. E., van den Broek, J., & de Ruijter-Villani, M. (2021). Overfeeding extends the period of annual cyclicity but increases the risk of early embryonic death in Shetland pony mares. Animals, 11(2), 361. https://doi.org/10.3390/ani11020361

7. Burns, T. A. (2016). Effects of common equine endocrine diseases on reproduction. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice, 32(3), 435–449. https://doi.org/10.1016/j.cveq.2016.07.005

8. van Niekerk, F. E., & van Niekerk, C. H. (1997). The effect of dietary protein on reproduction in the mare. I. The composition and evaluation of the digestibility of dietary protein from different sources. Journal of the South African Veterinary Association, 68(3), a880. https://doi.org/10.4102/jsava.v68i3.880

9. Jacobs, R. D., Ealy, A. D., Pennington, P. M., Pukazhenthi, B., Warren, L. K., Wagner, A. L., Johnson, A. K., Hess, T. M., Knight, J. W., & Splan, R. K. (2018). Dietary supplementation of algae-derived omega-3 fatty acids influences endometrial and conceptus transcript profiles in mares. Journal of Equine Veterinary Science, 62, 66–75. https://doi.org/10.1016/j.jevs.2017.08.001

10. Smith, O. B., & Akinbamijo, O. O. (2000). Micronutrients and reproduction in farm animals. Animal Reproduction Science, 60–61, 549–560. https://doi.org/10.1016/S0378-4320(00)00114-7

11. Garner, T. B., Hester, J. M., Carothers, A., & Diaz, F. J. (2021). Role of zinc in female reproduction. Biology of Reproduction, 104(5), 976–994. https://doi.org/10.1093/biolre/ioab023

12. Vašková, J., Klepcová, Z., Špaková, I., Urdzík, P., Štofilová, J., Bertková, I., Kľoc, M., & Rabajdová, M. (2023). The importance of natural antioxidants in female reproduction. Antioxidants, 12(4), 907. https://doi.org/10.3390/antiox12040907

13. Morley, S. A., & Murray, J.-A. (2014). Effects of body condition score on the reproductive physiology of the broodmare: A review. Journal of Equine Veterinary Science, 34(7), 842–853. https://doi.org/10.1016/j.jevs.2014.04.001

14. IFCE. (2017). Les besoins de la jument gestante. Institut français du cheval et de l’équitation. https://equipedia.ifce.fr/elevage-et-entretien/alimentation/nutrition-et-ration/les-besoins-de-la-jument-gestante

15. George, L. A., Staniar, W. B., Cubitt, T. A., Treiber, K. H., Harris, P. A., & Geor, R. J. (2011). Evaluation of the effects of pregnancy on insulin sensitivity, insulin secretion, and glucose dynamics in Thoroughbred mares. American Journal of Veterinary Research, 72(5), 666–674. https://doi.org/10.2460/ajvr.72.5.666

16. Robles, M., Hammer, C., Staniar, W. B., & Chavatte-Palmer, P. (2021). Nutrition of broodmares. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice, 37(1), 177–205. https://doi.org/10.1016/j.cveq.2021.01.001

17. Martin-Rosset, W., Doreau, M., Espinasse, J., Dubroeucq, H., & Jailler, R. (1986). Alimentation de la jument lourde allaitante : évolution du poids vif des juments et croissance des poulains. Annales de Zootechnie, 35(1), 21–36.

18. Glade, M. J. (1993). Effects of gestation, lactation, and maternal calcium intake on mechanical strength of equine bone. Journal of the American College of Nutrition, 12(4), 372–377. https://doi.org/10.1080/07315724.1993.10718325

19. Julien, W. E., Conrad, H. R., Jones, J. E., & Moxon, A. L. (1976). Selenium and vitamin E and incidence of retained placenta in parturient dairy cows. Journal of Dairy Science, 59(11), 1954–1959. https://doi.org/10.3168/jds.S0022-0302(76)84467-0

20. Oftedal, O. T., Hintz, H. F., & Schryver, H. F. (1983). Lactation in the horse: Milk composition and intake by foals. Journal of Nutrition, 113(10), 2096–2106. https://doi.org/10.1093/jn/113.10.2096

21. Hoffman, R. M., Morgan, K. L., Lynch, M. P., Zinn, S. A., Faustman, C., & Harris, P. A. (1999). Dietary vitamin E supplemented in the periparturient period influences immunoglobulins in equine colostrum and passive transfer in foals. In Proceedings of the 16th Equine Nutrition and Physiology Symposium (pp. 96–97).

22. Gonçalves de Sobral, G., Neto, O., & Carneiro, G. (2023). Effect of supplementation with Saccharomyces cerevisiae and β-glucans to mares during late gestation on colostrum quality and passive transfer of immunity in foals. Journal of Equine Veterinary Science, 121, 104168. https://doi.org/10.1016/j.jevs.2022.104168

23. Stoneham, S. J., Tyler, N., Holmes, M. A., & Archer, D. C. (2025). Does dietary supplementation of pregnant mares with a commercial stud feed balancer improve the transfer of passive immunity in their foals? A controlled field trial. Journal of Equine Veterinary Science, 145, 105346. https://doi.org/10.1016/j.jevs.2025.105346

24. Del Prete, C., Vastolo, A., Pasolini, M. P., et al. (2024). Effects of maternal dietary supplementation with antioxidants on clinical status of mares and their foal. BMC Veterinary Research, 20, 404. https://doi.org/10.1186/s12917-024-04252-z

25. Doreau, M., Boulot, S., & Chilliard, Y. (1993). Yield and composition of milk from lactating mares: Effect of body condition at foaling. Journal of Dairy Research, 60(4), 457–466. https://doi.org/10.1017/S0022029900027825

26. Robles, M., Rousseau-Ralliard, D., Dubois, C., Josse, T., Nouveau, É., Dahirel, M., Wimel, L., Couturier-Tarrade, A., & Chavatte-Palmer, P. (2023). Obesity during pregnancy in the horse: Effect on term placental structure and gene expression, as well as colostrum and milk fatty acid concentration. Veterinary Sciences, 10(12), 691. https://doi.org/10.3390/vetsci10120691

27. van Weeren, P. R., Knaap, J., & Firth, E. C. (2003). Influence of liver copper status of mare and newborn foal on the development of osteochondrotic lesions. Equine Veterinary Journal, 35(1), 67–71. https://doi.org/10.2746/042516403775467469

28. Löfstedt, J. (1997). White muscle disease of foals. Veterinary Clinics of North America: Equine Practice, 13(1), 169–185. https://doi.org/10.1016/S0749-0739(17)30262-6

author-avatar

A propos de Marylou Baraille

Chargée d'affaires en nutrition équine chez Mila Moka | Ingénieure agronome spécialisée en production animale (Institut Agro Dijon) & Docteure en nutrition équine (Université de Bourgogne)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *